Le Prophète Mouhammed, l’homme le plus aimé de tous (9) : Mouhammed la miséricorde d’Allah -Portrait- 3

Le Prophète Mouhammed, l’homme le plus aimé de tous (18) : La mort de Mouhammed

Par : Tamime Khemmar.

Mouhammed []la miséricorde d’Allah -Portrait- 3 

Mouhammed [ﷺ]était très modeste. Il ne refusait l’invitation de personne. Et il venait manger même si ses hôtes étaient pauvres et démunis. Il mangeait, modestement, assis par terre. Si la nourriture lui plaisait, il mangeait et si c’était le contraire il retirait sa main, se taisait, ne critiquait pas et ne se plaignait jamais.

Il avait un grand cœur et pardonnait les offenses qu’on lui faisait. Certes il était entouré de ses compagnons fidèles et attentionnés, mais il était l’éducateur de toute une nation qui devait fréquenter toute sorte d’individus, aussi ignorants soient-il, comme les nomades. Et ceux qui étaient haineux et jaloux ne perdaient aucune occasion pour lui faire du mal, soit à sa personne directement soit indirectement à ses proches. Mais sa clémence était plus grande que toutes ces offenses et son indulgence était une mer dans laquelle se noyait tout le mal qu’on lui faisait.

Il pardonnait tout sauf qu’on offense Allah et qu’on transgresse Ses commandements. Il ne se mettait jamais en colère, mais quand on désobéissait aux ordres d’Allah et qu’on violait les limites tracées pour toute l’humanité, pour qu’elle vive en justice et en harmonie, sa colère était grande et il ne se calmait que lorsque la peine ordonnée par Allah fut infligée au coupable. Œil pour œil et dent pour dent. Il châtiait l’agresseur injuste, aussi puissant fût-il, et protégeait la faible victime et lui rendait justice. Mais il appelait toujours ses compagnons au pardon et les y incitait.

Mouhammed [] à Médine :

Le Prophète Mouhammed [ﷺ]et son fidèle compagnon Aboû Bakr arrivèrent finalement à leur nouvelle patrie et accueillante cité : Médine. Ils furent chaleureusement accueillis par ses habitants qui les attendaient impatiemment.

La première chose que fit le prophète Mouhammed [ﷺ] quand il arriva à Médine fut de construire sa mosquée. La mosquée était le lieu où se rassemblaient les musulmans pour accomplir as-salât (la prière) et pour écouter la parole d’Allah transmise par Son Prophète et Messager. C’était le lieu où ils recevaient l’enseignement inculqué par leur illustre maître, apprenaient les préceptes et les commandements d’Allah et s’abreuvaient du savoir immense du Prophète à qui étaient révélées les vérités et les sciences de toute chose. C’était aussi le lieu où ils étaient éduqués par le Prophète et recevaient les vraies valeurs morales et les vertus les plus nobles.

La plus belle histoire de la hijrah

Hormis la parole d’Allah, qui est le Coran, le Prophète transmettait sa parole, la Sounna, qui lui était aussi révélée.

Deux grandes portes s’ouvrent à nous, mes amis, qui se présenteront sous la forme de deux questions, qui constituent le pur extrait et l’essence même de l’étude de la Sîra (la vie du Prophète Mouhammed [ﷺ]) et qui sont les suivantes :

1 – Que représente le Sounna par rapport au Coran ?

2 – Quelle différence y’a-t-il entre la période Mekkoise et la période Médinoise ?

Réponse 1 : Le Coran est la parole d’Allah le Créateur de l’univers et de tout ce qui y existe, tandis que la Sounna est la Parole du dernier Prophète d’Allah : Mouhammed [ﷺ]. Ces paroles toutes deux sont révélées au Prophète. Allah, élevé soit-Il dit : (S : 53/A : 3 et 4) (Il ne dit rien de lui-même, 3 ce n’est qu’une révélation qui lui est révélée), c’est-à-dire que le Coran et la Sounna sont révélés au Prophète par le biais de l’ange Gabriel (Jibrîl). Malgré que l’on ne peut adorer Allah qu’en récitant Sa parole dans le Coran et que celle-ci est la seule dont Allah s’est chargé, Lui-même, de la conservation, la Sounna joue un rôle très important et primordial dans la conservation des sens du Coran et des commandements de l’Islâm. Car, c’est le Prophète [ﷺ]qui a expliqué les sens du Coran dans la Sounna et à détaillé les commandements et le reste des préceptes de l’Islâm et les a montrés aux hommes. Même si, par exemple, Allah a prescrit la salât, la zakât, le hajj, etc. dans le Coran, dans de nombreuses Ayas, la description de ces cultes qui sont les piliers de l’Islâm, ne fut révélée que dans la Sounna. C’est pour cela que ceux qui cherchent à séparer le Coran de la sounna n’ont en réalité pour but que de vider l’Islâm de son âme et de l’anéantir.

Nous répondrons à la deuxième question dans la prochaine partie, inchâ’Allah.

Une sous-question s’impose : comment fut conservée la Sounna ?

La Sounna fut conservée par Allah, mais indirectement. Elle fut, sans le moindre doute, conservée par Allah, car la conservation du Coran dépend de la sienne, vu que c’est elle qui explique ses sens et montre ses commandements. Or, lorsqu’Allah a promis de conserver le Coran en disant : (S : 15/A : 9) (C’est Nous qui avons révélé le Coran et c’est Nous qui allons certainement Nous charger de sa conservation) cela implique qu’Allah conservera ses sens, ses commandements et tous ses enseignements, en conservant en premier lieu la Sounna. La Sounna fut et sera conservée grâce à l’effort d’érudits et dévoués savants qui se sont relayés le long de ces quatorze siècles passés à accomplir cette rude tâche et qui continueront à le faire par la grâce d’Allah, qu’Il en soit loué infiniment.

À suivre…

Le Prophète Mouhammed, l’homme le plus aimé de tous (10) : Quelle différence y’a-t-il entre la période Mekkoise et la période Médinoise ?

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