L’Arabie saoudite et le Qatar s’engagent à régler la dette de la Syrie auprès de la Banque mondiale
L’Arabie saoudite et le Qatar ont conjointement annoncé leur engagement à régler la dette de 15 millions de dollars de la Syrie auprès de la Banque mondiale. Cette initiative est décrite comme une étape importante pour soutenir les efforts de redressement et de reconstruction du pays.
Les deux nations du Golfe ont déclaré dans un communiqué conjoint que le règlement des arriérés de la Syrie permettrait un accès immédiat aux fonds de développement de la Banque mondiale. Elles ont souligné que ce remboursement permettrait également à la Syrie de bénéficier d’une assistance technique, aidant ainsi le pays à reconstruire des secteurs critiques dévastés par des années de conflit.
Selon le communiqué, cette démarche contribuera à renforcer la capacité de la Syrie en matière de réforme, de développement et de croissance économique. Elle aidera également à la reconstruction des institutions, à l’amélioration des capacités d’élaboration des politiques et à la promotion de la stabilité dans la région.
Les gouvernements d’Arabie saoudite et du Qatar ont appelé les institutions financières internationales et régionales à accélérer leurs travaux de développement en Syrie. Ils ont instamment demandé aux organisations de combiner leurs efforts et de se concentrer sur des projets qui répondent aux aspirations du peuple syrien pour un avenir de paix et de prospérité.
Damas
Damas a chaleureusement accueilli cette initiative, la décrivant comme un acte « fraternel » qui contribuerait à alléger les pressions économiques auxquelles la population syrienne est confrontée. Le ministère syrien des Affaires étrangères a exprimé sa profonde gratitude envers le Qatar et le Royaume d’Arabie saoudite pour cette initiative généreuse.
Le ministère a ajouté que la coopération arabe conjointe reste le moyen le plus efficace de surmonter les défis régionaux. La Syrie aspire à construire des liens plus solides avec ses « frères arabes » par le biais de partenariats axés sur le développement, la stabilité et le respect mutuel.
Le gouvernement syrien a également exprimé l’espoir que cette initiative encouragera d’autres partenaires arabes et internationaux à accroître leur engagement avec Damas. Il estime que ce soutien créerait de nouvelles opportunités pour reconstruire les infrastructures endommagées par la guerre, relancer les secteurs économiques clés et améliorer le bien-être social des Syriens ordinaires.
Ces développements interviennent peu après la participation de hauts responsables syriens aux réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale à Washington. Cela marquait la première participation du pays en plus de deux décennies et a été perçu comme un pas symbolique vers le rétablissement des liens de la Syrie avec les institutions financières mondiales après des années de sanctions et d’isolement.
La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a déclaré que le FMI était prêt à aider la Syrie à reconstruire ses institutions et à se réintégrer dans l’économie mondiale. L’assistance technique, les conseils politiques et le renforcement des capacités seraient des domaines clés de soutien dans les étapes initiales.
Reconstruire l’économie dévastée du pays, la priorité
Le contexte syrien a également connu des changements politiques importants. Bachar al-Assad a quitté le pouvoir en décembre. Une administration transitoire a été formée en janvier, qui a notamment dissous la constitution et d’autres structures de pouvoir. Cette autorité transitoire s’est engagée à entreprendre des réformes politiques et économiques de grande ampleur visant à restaurer la stabilité, à promouvoir l’unité nationale et à reconstruire l’économie dévastée du pays.
Des observateurs suggèrent que le règlement de la dette syrienne par l’Arabie saoudite et le Qatar pourrait marquer le début d’un effort plus large, mené par les Arabes, pour réintégrer la Syrie dans les cadres régionaux et internationaux. Cependant, cette réintégration dépendra de la poursuite des réformes.
Source : 5Pilars

