Il y a des promesses divines qui donnent envie de pleurer de gratitude. Des promesses si généreuses, si accessibles, qu’on se demande pourquoi nous ne les saisissons pas à deux mains.
Le Prophète ﷺ a dit : « Si la femme accomplit ses cinq salât, jeûne son mois, préserve sa vertu et obéit à son époux, elle entrera par la porte du Paradis qu’elle choisira. » (Ibn Hibbân)
Quatre œuvres. On les compte sur les doigts d’une seule main.
La première : la salat
La salat est le pilier de la religion et le premier lien entre la servante et son Seigneur. Cinq fois par jour, elle quitte le monde et ses bruits pour se tenir devant Allâh, puissant et majestueux soit-Il. Cinq rendez-vous que rien ne devrait faire manquer — ni les enfants, ni la cuisine, ni la fatigue du soir.
La femme qui préserve sa salat a préservé l’essentiel. Tout le reste découle de là — sa patience, sa douceur, sa force intérieure. Car comment pourrait-elle tenir debout dans sa vie si elle ne se tient pas d’abord debout devant son Seigneur ?
La deuxième : le jeûne du Ramadan
Le jeûne est une école annuelle de maîtrise de soi. La femme qui jeûne sincèrement apprend à dompter ses désirs, à contrôler sa langue, à purifier son cœur. Elle sort du Ramadan renouvelée — plus légère dans son âme, plus proche de son Seigneur.
Et quelle récompense ! Allâh, élevé soit-Il, a dit dans le hadith qudsi : « Tout acte du fils d’Adam lui appartient, sauf le jeûne — il est pour Moi et c’est Moi qui en donne la récompense. » (Al-Bukhârî et Muslim) Une récompense que seul Allâh connaît et que seul Allâh peut donner.
La troisième : préserver sa vertu
Préserver sa vertu, c’est garder son honneur intact — dans ses regards, ses paroles, ses fréquentations, sa façon de s’habiller et de se comporter. C’est ériger autour de soi une forteresse de pudeur que le Chaytân ne peut franchir.
Dans un monde qui pousse la femme à s’exposer, à se montrer, à tout dévoiler — préserver sa vertu est un acte de courage. C’est choisir Allâh sur le regard des hommes. C’est choisir l’éternité sur l’instant.
La quatrième : obéir à son époux
L’obéissance au mari est une ibada — un acte d’adoration à part entière. Non pas une soumission aveugle, mais une obéissance consciente, faite par amour d’Allâh, dans ce qu’Il a autorisé.
Le Prophète ﷺ a dit : « Celle qui le rend joyeux lorsqu’il la regarde, qui lui obéit lorsqu’il lui ordonne et qui ne le contrarie pas en faisant, de sa personne et de ses biens, ce qu’il déteste. » (An-Nasâ’î)
Une femme qui comprend cela ne vit plus l’obéissance comme une contrainte. Elle la vit comme un chemin vers le Paradis — tracé par Allâh Lui-même.
Quatre œuvres, toutes les portes ouvertes
Ma fille, il te sera dit au Jour de la résurrection : « Entre par la porte du Paradis que tu voudras. » Pas une porte — toutes les portes. Quelle générosité divine pour celle qui aura préservé ces quatre œuvres tout au long de sa vie.
Qu’Allâh nous accorde à toutes de faire partie de celles-là. Ameen.

