Il y a dans le Coran des versets qui, en quelques mots seulement, renferment ce que des livres entiers ne pourraient contenir. Parmi eux, ce verset lumineux de Sourate An-Nisa, qui pose en deux qualités seulement le portrait complet de la femme bienfaisante.
Allah, subhânah, dit (S : 4/V : 34) :
« Les bienfaisantes sont obéissantes et préservent tout ce que leurs maris ignorent, grâce à la préservation d’Allah. »
Deux qualités. Deux seulement. Et pourtant, elles contiennent tout.
La première qualité : sa relation avec son Seigneur
« Les bienfaisantes sont obéissantes »
Cette obéissance, ma sœur, ne concerne pas d’abord le mari — elle concerne Allah. La femme bienfaisante est celle qui persévère dans l’obéissance à son Seigneur, qui préserve son adoration avec soin, qui ne laisse pas les obligations de l’islam se perdre ou se négliger.
La salat, le jeûne, la pudeur, le rappel d’Allah — tout cela entre dans ce mot : obéissantes. C’est sa relation avec son Seigneur qui est évoquée en premier. Parce que tout part de là. Une femme qui a redressé sa relation avec Allah redresse naturellement tout le reste — son foyer, ses enfants, sa vie entière.
La deuxième qualité : sa relation avec son époux
« Et préservent tout ce que leurs maris ignorent, grâce à la préservation d’Allah. »
En l’absence de son mari, la femme bienfaisante préserve ses droits. Elle préserve ses biens, son honneur, son foyer. Elle ne trahit pas la confiance qu’il a placée en elle. Elle est la même, qu’il soit présent ou absent — parce que c’est Allah qu’elle craint, pas seulement le regard de son époux.
Et remarque la beauté de la fin du verset : « grâce à la préservation d’Allah. » Cette fidélité qu’elle accomplit, ce n’est pas par son seul mérite ou sa seule force. C’est Allah qui lui a accordé ce succès, qui lui a facilité cette droiture. Un rappel constant que tout bien vient de Lui.
Une promesse qui tient dans une seule main
Le Prophète ﷺ a dit : « Si la femme accomplit ses cinq salât, jeûne son mois, préserve sa vertu et obéit à son époux, elle entrera par la porte du Paradis qu’elle choisira. » (Ibn Hibbân)
Quatre œuvres. On les compte sur les doigts d’une seule main. Et pourtant, quelle promesse immense elles portent ! Il lui sera dit, au Jour de la résurrection : « Entre par la porte que tu voudras. »
Quatre œuvres, ma sœur. Pas quarante. Pas une montagne inaccessible. Quatre œuvres à la portée de toute femme qui en fait son objectif de vie — et le Paradis, avec toutes ses portes ouvertes, l’attend au bout du chemin.
Tout commence par Allah
Ce que ce verset nous enseigne, et que la vie confirme à chaque génération, c’est que le bonheur d’un foyer commence par la relation de la femme avec son Seigneur. Quand cette relation est saine, nourrie, vivante — tout le reste suit naturellement.
La bienfaisance n’est pas une performance. Ce n’est pas une liste de tâches à cocher chaque matin. C’est un état du cœur — alimenté par l’obéissance à Allah — qui se répand ensuite comme une lumière sur toute une vie, sur tout un foyer.
Qu’Allah nous accorde à toutes de faire partie des femmes bienfaisantes. Ameen.

