Une nouvelle mission maritime humanitaire, coordonnée par la Coalition de la Flottille de la Liberté, prévoit de quitter le port de Bari (Italie) le 1er juin 2025 à destination de la bande de Gaza. Ce convoi vise à briser symboliquement le blocus israélien en mer et à acheminer de l’aide humanitaire à une population confrontée à une crise sans précédent.
Parmi les participants à cette initiative internationale, on retrouve des figures de la société civile, dont l’eurodéputée Rima Hassan, récemment élue sur la liste de La France Insoumise. Sa présence s’inscrit dans une volonté d’alerter l’opinion publique européenne sur les conséquences du blocus et les violations des droits humains dans la bande de Gaza.
Un contexte tendu : une précédente flottille attaquée
Cette nouvelle expédition humanitaire survient dans un climat particulièrement tendu. Le 2 mai dernier, le navire Conscience, également affrété par la Coalition, a été la cible d’une attaque par drones dans les eaux internationales à environ 17 milles au large de Malte. L’origine de l’attaque n’a pas été revendiquée officiellement, mais les organisateurs ont pointé du doigt l’État israélien. L’incident a provoqué des dégâts matériels importants et blessé légèrement plusieurs membres de l’équipage.
Le navire avait tenté de se rapprocher de Malte pour effectuer des réparations, mais les autorités locales ont refusé l’accès au port tant qu’une inspection de la cargaison ne serait pas acceptée. Le capitaine, craignant une saisie, avait refusé. L’événement a ravivé les tensions diplomatiques et souligné les risques réels encourus par ce type de mission.
Une mission avant tout humanitaire
Les organisateurs insistent sur le caractère strictement pacifique et humanitaire de leur action. Le but est de porter secours à la population de Gaza, confrontée depuis mars 2025 à un blocus complet imposé par Israël. Ce blocus interdit l’entrée de toute aide humanitaire, aggravant une situation déjà dramatique sur le plan alimentaire, médical et logistique.
La Coalition espère, par ce convoi, interpeller la communauté internationale et mettre Israël face à ses responsabilités, alors que les bombardements, les pénuries et les restrictions ciblant les civils se poursuivent dans l’enclave palestinienne.
Une action symbolique forte
Le départ prévu le 1er juin est lourd de symboles. Malgré les risques, les participants affirment leur détermination à dénoncer l’injustice et à faire entendre la voix des sans-voix. La présence de parlementaires, d’activistes connus et de personnalités de plusieurs nationalités montre l’ampleur du soutien mondial à la cause palestinienne et la volonté de briser le silence diplomatique autour du siège de Gaza.

