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Rappels

« On m’a dit que… », « Il paraît que… » : les dangers et remèdes de la mauvaise rumeur

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Malheureusement, la mauvaise rumeur est un phénomène bien trop courant. Il peut nous arriver de faire circuler une rumeur, en toute conscience ou sans même le savoir. Cela est d’autant plus répandue de nos jours avec l’ère du numérique et des réseaux sociaux. À titre d’exemple, citons les chaînes de sms ou encore les posts sur facebook. Ainsi, il nous semble sage de revenir sur la définition de la rumeur, sur les dangers qu’elle engendre mais également sur les remèdes afin de s’en éloigner incha Allah.




La rumeur, qu’est-ce-que c’est ?


La rumeur est définie dans le Larousse en ces termes : « Nouvelle, bruit qui se répand dans le public, dont l’origine est inconnue ou incertaine et la véracité douteuse ». La rumeur est donc une information qui se diffuse dans un groupe de personnes, sans qu’elle ne soit vérifiée ni dans ses sources ni dans sa véracité.


En arabe, la rumeur se dit « al icha’a ». Cela vient de « cha’a al khabar » qui signifie « une nouvelle qui se propage ». Il y a deux types de rumeur. En effet, la rumeur peut être bonne, comme le fait de mettre en garde les musulmans contre un danger qui arrive ou une menace qui les entoure. Cela dit, la rumeur peut également être mauvaise. On l’appelle alors « al icha’a khati-a » ou « al icha’a kadhiba ». Cette rumeur est mauvaise dans le sens où les propos rapportés sont soit erronés, soit ils causent du tort à la communauté comme le fait d’installer la corruption entre les croyants ou le fait de colporter des propos mensongers sur un de nos frères, qu’Allah nous en préserve !



Les dangers de la mauvaise rumeur


Il est regrettable de constater que la mauvaise rumeur est un phénomène très présent dans notre société et que ses dangers sont minimisés voire totalement ignorés. Ainsi, il convient de mettre en garde contre ce fléau qui touche notre communauté.


Le premier danger de la mauvaise rumeur est de porter atteinte à un musulman. En effet, en rapportant des « on dit » qui n’ont d’ailleurs aucun fondement, nous causons du tort à notre frère en Allah. Notre frère sera donc victime de mauvaises paroles dans un premier temps, et finira par le savoir dans un second temps ce qui aggravera la situation. La mauvaise rumeur que nous aurons faite circuler apportera chagrin, colère et rancœur dans la vie de notre frère. Ce sont trois ressentis que nous devons éviter tant que nous le pouvons incha Allah.


De plus, la diffusion de la mauvaise rumeur cause également du tort à ceux qui la transmettent. En effet, parmi les conséquences de la fausse rumeur, il faut savoir que nous serons jugés. Nous devrons rendre des comptes sur le fait d’avoir fait circuler de faux propos, {le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d’aucune utilité}. (Sourate 26 : Verset 88).



Les remèdes contre la rumeur


Fort heureusement, des remèdes contre la rumeur existent. Il est de notre devoir de prendre en considération ces solutions et de les appliquer tant que faire se peut, car nous finirons par le regretter.


Le premier de ces remèdes nous a été donné par notre Créateur. En effet, Allah dit : {Ô vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, vérifiez la [de crainte] que par inadvertance, vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait} (Sourate 49 : Verset 6). Ainsi, lorsqu’une information nous est communiquée, il nous faut la vérifier avant tout, car il est probable que cette nouvelle soit erronée, et que nous la transmettions à notre tour. Cela causera donc du tort à autrui et nous serons rongés de remords le jour où il sera trop tard…


Ensuite, si nous ne pouvons la vérifier nous-mêmes, il est possible de demander à une personne de confiance de le faire à notre place. C’est ainsi qu’a procédé le meilleur des hommes (‘alayhi salat wa salam). En effet, Ibn Kathir (qu’Allah lui fasse miséricorde) relate dans son tafsir que Qatada rapporte : « Le Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam) avait envoyé al Walid ibn ‘Oqba pour collecter les biens de la zakat des Bani al Moustalaq. Mais il retourna dire au Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam) : « Les Bani al Moustalaq ont recruté une armée pour te combattre et ils ont apostasié ». Le Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam) leur envoya alors Khalid ibn al Walid en lui ordonnant de s’assurer d’abord de cette nouvelle avant de les combattre. En effet, Khalid ibn al Walid se rendit chez eux la nuit et envoya un de ses éclaireurs qui revint aussitôt l’informer que ces gens-là se sont attachés fermement à l’Islam, qu’il a entendu leur appel à la prière et les a vus l’accomplir. Le lendemain matin Khalid ibn al Walid entra chez eux et trouva ce qui lui causa une grande admiration. Il retourna chez le Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam) pour le mettre au courant ». Ainsi, si nous ne pouvons vérifier la véracité de la nouvelle en personne, nous pouvons passer par un de nos frères, digne de confiance incha Allah. Cela est préférable pour nous et pour notre communauté, plutôt que de transmettre de mauvaises informations.


Par ailleurs, le fait d’alimenter la mauvaise rumeur est une tentation de Shaytan le lapidé. Pour remédier à ce méfait et ne pas céder à la tentation, il faut nous rappeler qu’Allah est témoin de toutes nos paroles et que ces mêmes paroles peuvent faire pencher notre balance du mauvais côté. En effet, Allah dit au sujet de l’homme : {Il ne prononce pas une parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l’inscrire}. (Sourate 50 : Verset 18). Les mises en garde d’Allah et de Son Messager (‘alayhi salat wa salam) sur les dégâts des mots sont nombreuses car le châtiment d’Allah à ce sujet sera très rude. Ainsi, le fait d’avoir à l’esprit que nous serons interrogés sur ce que notre langue a prononcé, nous aidera à faire attention à ce que l’on dit.


Enfin, les savants ont émis des paroles sages quant aux dangers de la langue et donc de la mauvaise rumeur. Le fait de méditer sur les mises en garde des savants nous permettra de nous éloigner de ces méfaits. Parmi ces savants, citons l’imam ash-Shafi’i (qu’Allah lui fasse miséricorde) qui a dit : « Si l’on veut parler, il faut réfléchir avant de le faire : si l’on est convaincu de l’utilité de la parole, alors parlons ! Mais si l’on doute de l’utilité des mots, mieux vaut alors se taire, jusqu’à ce que la nécessité de la parole devienne évidente. » Il ne fait aucun doute que la mauvaise rumeur n’est d’aucune utilité. Au contraire, elle apporte des maux dans notre communauté. Gardons-nous donc de la propager incha Allah.


Qu’Allah nous éloigne des mauvaises rumeurs et de leur diffusion. Qu’il nous préserve du blâmable, de la turpitude et de toute tentation.

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