La natalité turque est en chute libre. En 2023, le taux de fécondité n’était plus que de 1,51 enfant par femme, un plus bas historique – et ce malgré les exhortations répétées d’Erdoğan à faire « au moins trois enfants ». Pour inverser la tendance, Ankara a décrété 2025 « Année de la famille » et lancé un ambitieux plan nataliste.

Ce plan s’appuie sur des incitations financières : Erdoğan promet des prêts sans intérêt (150 000 livres turques) aux jeunes mariés, la création de crèches bon marché, une prime de 5 000 TL par naissance, ainsi que des allocations mensuelles de 1 500 TL pour le deuxième enfant et 5 000 TL pour le troisième. Ces aides visent à atténuer les obstacles économiques qui freinent les naissances.

Selon Erdoğan, la chute des naissances est une « menace existentielle » pour le pays. « Nous ne perdrons pas seulement notre population, mais aussi notre influence sur la scène internationale », avertit il. Il associe d’ailleurs ce combat à la défense des traditions, dénonçant les « tendances néfastes et idéologies perverses » incarnées par certaines idéologies accusées de saper la famille.

Reste à voir si de telles politiques suffiront à enrayer le déclin démographique.

By Michael

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