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Le terme « islamophobie » inauguré dans le dictionnaire de la violence






Commentaires (2)
  1. Hervé Moine dit :

    Article intéressant et pertinent à propos de l’entrée du mot « islamophobie » dans le dictionnaire de la violence. J’en reprends des citations dans actuphilo.com et appose un lien vers votre site.
    Nommer quelque chose c’est prendre conscience de l’existence de cette chose : c’est déjà prendre acte de l’existence de l’islamophobie que de nommer ce phénomène. Reste maintenant à penser les outils pour lutter contre cette phobie. Peut-être peut-on les trouver dans une conceptualisation de cette notion ? Mais c’est déjà un grand pas que de l’inscrire dans un dictionnaire spécialisé, celui de la violence : l’islamophobie est une violence et comme toute violence elle doit donc être traitée comme telle.

  2. Miguel Sanchez dit :

    Vous écrivez en gras:
    « De nos jours, un citoyen français se déclarant antisémite risque une peine de prison, tandis qu’un autre citoyen affirmant publiquement être islamophobe et fier de l’être, ne risque pas d’être inquiété. »

    Eh oui! C’est toute la différence entre honnir un peuple, dont chaque individu est membre sans l’avoir voulu (hasard de la naissance), et honnir une religion, dont chaque individu est membre par choix (en tout cas dans les moeurs européennes, où l’apostasie n’a plus cours depuis longtemps). En Europe, nous avons décidé de laisser libre cours à la critique des religions. L’athéisme a aussi ses arguments, et le droit de les exprimer. Tout comme il est possible de considérer les difficultés quotidiennes des musulmans en Occident comme un énième symptôme de l’injustice sociale que dénonce le mouvement actuel des « 99% », en lutte contre l’omnipotence des pouvoirs financiers qui provoquent le pourrissement de nos sociétés.
    Mécréants pour la plupart, ou discrètement croyants, c’est ainsi que nous sommes, désormais. Nous diaboliser à ce propos revient à reprocher aux Japonais d’aimer les sushis.

    Je peux concevoir que cela heurte ceux qui ont la religion militante, mais ce n’est pas négociable. Si des groupes de pression persistent à « pousser dans les cordes » ceux qui refusent d’accommoder la République à des exigences religieuses, on va forcément au clash…

    C’est sans doute ce que souhaitent les plus virulents.

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