Et si la haine du Hijab privait la France de ses propres talents ?

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La pénurie d’enseignants s’aggrave d’année en année en France, et les solutions peinent à émerger. Pourtant, une partie de la réponse pourrait se trouver l’on refuse de la regarder : dans la communauté musulmane française, jeune, diplômée, et pourtant largement sous-représentée dans l’Éducation nationale.

À Molenbeek par exemple, en Belgique, la Team Fouad Ahidar a récemment proposé une motion visant à autoriser le port de signes religieuxnotamment le Hijab — dans les établissements scolaires, afin de permettre à des enseignantes voilées de rejoindre les rangs du personnel éducatif. Une proposition de bon sens, refusée pourtant par les autorités locales, sous la pression d’une vision rigide de la laïcité.

En France, la situation est encore plus verrouillée : depuis la loi de 2004, les femmes musulmanes portant le hijab sont exclues des métiers de l’enseignement public, quelle que soit leur compétence ou leur engagement. Une hijabophobie” institutionnelle qui, sous prétexte de neutralité, prive l’école de milliers de femmes qualifiées, prêtes à transmettre leur savoir, à s’investir dans l’éducation des jeunes, et à incarner des rôles modèles positifs dans les quartiers.

Dans un contexte les rectorats peinent à recruter, les classes sont parfois laissées sans enseignant pendant des semaines, cette exclusion semble injuste, inefficace et idéologiquement biaisée. L’islamophobie rampante — souvent masquée derrière une laïcité instrumentalisée — coûte cher à la société : elle alimente la marginalisation, bloque les élans de la jeunesse, et accentue la crise de confiance entre l’État et une part croissante de sa population.

Il est temps de reconnaître une réalité simple : les femmes musulmanes voilées font partie de la France. Elles peuvent enseigner, soigner, entreprendre, diriger, contribuer au bien commun — et elles en ont déjà fait la preuve, malgré les obstacles. En continuant à les exclure au nom de peurs infondées, la République ne se protège pas : elle se prive de ses propres forces vives.

By Michael

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