Au Nom d’Allâh, le Tout-Miséricorde, le Miséricordieux

Sous les cieux qui recouvrent les mondes,
Et à travers la course des vents.
Cette Miséricorde se répand,
Et c’est dans les cœurs purs qu’elle féconde ;
C’est ainsi, du berceau à la tombe.

C’est ainsi qu’à chaque souffle, on se meurt,
Sous les cieux d’où nous viennent les pluies.
Je les pleure, car de pierre sont les cœurs ;
Pourvoyeur de ma vue, de mon ouïe,
Absous-moi d’avoir désobéi !

Absous-moi, car mon âme est rebelle !
Comme les larmes d’amour qui ruissèlent
Sur les joues purifiées de nos femmes.
Elle est l’innocence des jouvencelles,
Qui n’ont jamais révélé leurs charmes.

Elles étaient blanches et immaculées,
Comme si toutes leurs passions étaient mortes.
Comme les cœurs des gens de charité,
Qui revivent en donnant tout aux autres,
Ils se meurent pour la vie qu’est la nôtre.

Mon Seigneur plein de Miséricorde !
Je ne vois plus rien en l’être humain,
Le souffle de vie que Tu m’accordes,
Semble s’évanouir entre mes mains,
Et mes sens se sont faits de satin.

Sur les larmes d’un Saint Messager,
Qui livra sa vie au sacrifice.
Et bâtit en ce monde passager
Le plus majestueux des édifices,
C’est ainsi que je rêve de justice.

Il est inscrit en lettres divines,
Qu’elle a triomphé sur Ta fureur.
Nos sourires ont construit, sur des ruines,
Les fondements de nobles demeures,
Dont les clés sont gardées dans nos cœurs.

Par Abu Hind