Bombardements israéliens en Syrie : chaos orchestré et stratégie de division sioniste

Des frappes actuelles sur une Syrie qui tente de se reconstruire

Après quatorze ans de guerre civile, la Syrie tente de se relever – mais les bombardements israéliens récents n’aident pas. En juillet 2025, l’aviation israélienne a frappé l’entrée du quartier général de l’armée syrienne à Damas et multiplié les raids dans le sud (Soueïda), sous prétexte de protéger la communauté druze – lefigaro.frlefigaro.fr.

Le ministre de la Défense israélien a même menacé d’intensifier les frappes si Damas ne retirait pas ses troupes du sud, revendiquant l’imposition d’une « zone démilitarisée » en territoire syrien – lefigaro.fr.

Sur le plateau du Golan, les habitants syriens dénoncent cette ingérence : « On en a fini avec Bachar, mais ce sont les Israéliens qui débarquent… Nous refuserons tout plan israélien de diviser la Syrie » – lemonde.fr. En clair, l’entité sioniste profite de la fragilité post-conflit pour morceler davantage le pays.

Une stratégie du chaos soutenue par des forces en Occident (il n’est pas question de généraliser, évidemment)

Ces attaques illustrent la stratégie du chaos entretenue par Israël au Levant. En moins de deux ans, l’amorce d’une stabilisation régionale (rapprochement Iran–Arabie saoudite) a volé en éclats. Depuis octobre 2023, Tel-Aviv a certes démontré sa suprématie militaire, sans offrir la moindre solution politique, tandis que son mépris des droits humains reste inchangé – universitepopulairetoulouse.fr.

Le problème n’est pas seulement israélien : il réside aussi dans le soutien aveugle apporté par des puissances se réclamant de la « civilisation des Lumières ». Longtemps, les alliés occidentaux ont fermé les yeux sur ce chaos orchestré. Cependant, face au carnage en Palestine, même les opinions publiques européennes commencent à rejeter « le soutien aveugle que leurs gouvernements accordent à Israël », jugeant cette hypocrisie intenable – chroniquepalestine.com.

De la Palestine à l’Iran, puis à Damas

Pour esquiver toute remise en cause de son occupation de la Palestine, Tel-Aviv a cherché à déplacer le foyer des tensions vers l’Iran. En juin 2025, Israël a lancé une guerre éclair de 12 jours contre l’Iran – rusi.org – une offensive qui a momentanément détourné l’attention internationale du massacre de Gaza – aljazeera.com. Néanmoins, cette escalade anti-iranienne s’est soldée par un échec stratégique pour Netanyahu. Sitôt le conflit avorté, Israël s’est rabattu sur Damas, ciblant les positions syriennes sous prétexte d’endiguer l’influence de Téhéran. Ce transfert de violence ne fait que prolonger le cycle chaotique, au détriment des civils syriens.

Le « plan Oded Yinon » en toile de fond

Cette politique agressive s’inscrit en réalité dans une vision géopolitique de longue date. En 1982, le journaliste israélien Oded Yinon préconisait de fragmenter les États arabes en entités sectaires rivales afin d’assurer la domination régionale d’Israël – en.wikipedia.org. Ce « plan » proposait de démanteler des pays comme l’Irak, la Syrie, le Liban ou l’Égypte en mini-États ethniques ou religieux. Beaucoup d’analystes voient dans les guerres et ingérences actuelles la mise en œuvre de ce schéma de partition du Moyen-Orient : bombardements en Irak, frappes en Syrie, confrontation avec l’Iran – autant d’actions lisibles à la lumière du plan Yinon – en.wikipedia.org. De fait, les courants ultra-nationalistes au pouvoir en Israël (Likud et alliés) semblent appliquer ce « divide et impera » impérialiste sur le terrain.

En conclusion, le peuple syrien – épuisé par des années de conflit – refuse de voir son pays démembré au gré d’intérêts étrangers. Espérons que ces manœuvres échouent et que la paix s’installe enfin dans le Cham, au bénéfice de toutes ses communautés.

By Michael

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