[Sciences & société] Des mathématiciens musulmans formés en France reconnus à l’international

Chez Ajib.fr on aime vous emmêler les pinceaux de temps à autre avec des équations et des énigmes abracadabrantesques. Il est aujourd’hui question des « équations d’Euler. » Saurez vous faire preuve de courage et de sacrifice pour lire cet article jusqu’au bout …

Les mathématiciens soupçonnent depuis des années que, dans des circonstances spécifiques, les équations d’Euler échouent. Mais ils n’ont pas été en mesure d’identifier avec exactitude un scénario dans lequel cet échec se produit.  Et ce jusqu’à aujourd’hui.

Pour faire simple et pour les novices les équations sont une description mathématique idéalisée de la façon dont les fluides se déplacent. Dans le cadre de certaines hypothèses, ils modélisent la façon dont les ondulations se propagent sur un étang ou la façon dont la mélasse suinte d’un pot …

Un bug dans les équations

Cependant des expériences récentes faites sous certaines conditions, font que les équations échouent.

«Il y a un an et demi, j’aurais dit que c’était quelque chose que je ne verrais peut-être pas de mon vivant», a déclaré Tarek Elgindi, mathématicien à l’Université de Californie à San Diego et auteur du nouvel ouvrage.

Elgindi a prouvé l’existence de la faille dans les équations d’Euler dans deux articles publiés en ligne cette année – un en avril dernier, qu’il a écrit lui-même, et un en octobre, qu’il a écrit avec Tej-eddine Ghoul et Nader Masmoudi.

Des  articles qui ont bouleversé des siècles d’hypothèses sur ces fameuses équations fluides.

Mais l’exception trouvée par Elgindi est surprenante pour les mathématiciens, car elle s’est produite dans des conditions où ils pensaient auparavant que les équations fonctionnaient toujours.

Vous avez dit Tarek Elgindi ?

Tarek Elgindi est Maître assistant au Département de mathématiques UC de San Diego.

Titulaire d’un doctorat Université de New York 2014 a, comme vous avez pu le constater à travers ces quelques, la tête bien calée entre ses deux épaules.

Quid de Nacer Masmoudi ?

Nader Masmoudi, vient d’obtenir le prix mondial de mathématiques du Courant Institute of Mathematical Sciences à New-York.

Ses travaux de créativité en analyse des équations aux dérivées partielles non-linéaires remarquables, ainsi que ses contributions récentes à la résolution rigoureuse et complète de problèmes de stabilité hydrodynamique soulevés dès la fin du XIXème siècle par les pères fondateurs de la mécanique des fluides, font de lui un mathématicien particulièrement apprécié.

Il était apparemment bon élève

Studieux et bon élève, doué en mathématiques depuis sa tendre enfance. Cet accroc des chiffres et des équations a été sélectionné deux fois pour représenter la Tunisie aux Olympiades internationales de mathématiques en 1991 et 1992.

Sachant qu’en 1991, il avait eu une moyenne de 28 sur 42 et avait décroché la médaille de bronze. Un an plus tard, aux mêmes Olympiades il décroche la médaille d’or obtenant une moyenne de 34 sur 42.  Son baccalauréat en poche, il poursuit ses études en France.

Le rêve américain

En 2008, il s’envole pour New York des équations plein la tête pour enseigner les mathématiques au Courant Institute of Mathematical Sciences de l’Université de New York. (Plus précisément l’analyse fonctionnelle, la géométrie différentielle et les nombres complexes).

Il reçoit la médaille du meilleur article scientifique publié dans les Annales Henri Poincaré en 2011 et une bourse de recherche de la National Science Foundation en 2012.

Et Tej-eddine Goul ?

Quant à Tej-eddine Ghoul, cet autre « surdoué », sachez qu’il a obtenu son doctorat de l’Université de Paris 13, puis a pris ses cliques et ses claques pour l’Université de New York pour officier en tant qu’instructeur Courant (professeur adjoint de mathématiques).

« Un interlude » de deux ans où il a pu dispenser des matières comme le calcul et l’algèbre linéaire.

Il a depuis posé ses bagages à Abu Dhabi ou il est Professeur adjoint de mathématiques

Avant d’effectuer sa thèse, Tej-eddine Ghoul a travaillé pendant un an pour le CEA (Atomic Energy Center) sur la LIBS (Laser-Induced Breakdown Spectroscopy).

Son domaine de recherche est le PDE (Partial Differential Equations) qui se pose en physique, chimie et biologie.

En somme nous avons rien qu’à partir de ces trois imminents personnages une belle représentation des membres de la communauté musulmane. Des personnes qui ont par leur travail et leur abnégation tracé leurs parcours professionnels et culminer à des postes respectables et reconnus … à l’internationale.

Le petit + de Ajib.fr 

Sachez pour votre gouverne que l’un de ces « 3 mousquetaires » a appris le Noble Coran dans son intégralité durant son doctorat …nous avons encore ici la preuve qu’Islam et sciences font bon ménage.

PS : Si vous êtes toujours avec nous faites nous signe …

 

 

By Younes

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