Le CCIF, l’association qui défend les droits des musulmans

Sébastien Jallamion se plaint dans un tweet d’avoir été convoqué par la gendarmerie suite à la publication de l’un de ses tweets datant de 2016.

Ce militant du site web d’extrême droite Riposte laïque avait posté « Tous les musulmans ne sont pas terroristes, mais tous les terroristes sont musulmans ».

Le genre de propos qui pullulent sur les réseaux sociaux mais que le CCIF combat avec force et vigueur. Le Collectif contre l’Islamophobie en France mène une véritable guerre contre les discriminations envers les musulmans.

Pour le CCIF aucun acte ou commentaire aussi infime soit-il est à négliger.

Le collectif qui ne se revendique d’aucun courant politique ou religieux, a été créé il y a plus de treize ans en réaction à la montée de l’islamophobie. Depuis quelques années la parole hostile aux musulmans s’est appropriée l’espace public sans que cela n’offense qui que ce soit.

Dans le but de contrer les discours politico-médiatiques ouvertement racistes et anti-musulmans, le CCIF a retenu les fautes du passé en matière d’immigration, aujourd’hui il est un soutien pour toute personne victime d’abus liés à son origine ethnique.

Le collectif a mis en œuvre une stratégie médiatique performante pour défendre la présence musulmane dans la société au-delà de la question religieuse.

Il s’agit d’un dur labeur qui impose une vigilance quasi quotidienne, que cela soit lorsque le maire de Meaux, Jean-François Copé s’insurge contre un collégien qui se serait fait arracher des mains son goûter pendant le ramadan, le CCIF prompt comme l’éclair, organise une distribution gratuite de pain au chocolat à la gare Saint-Lazare en octobre 2012.

Ou que Marine Le Pen compare les prières de rue à une nouvelle occupation, le collectif dépose plainte et obtient la levée de l’immunité parlementaire de la députée européenne.

Présent sur tous les fronts, le CCIF démontre chaque jour que la persévérance est payante.

Tout comme contre Sébastien Jallamion, convoqué par un officier de la police judiciaire dans le cadre d’une enquête préliminaire diligentée par le parquet de Paris suite à ses propos haineux.

Suite à un signalement du CCIF auprès du Procureur de la République de Paris,

Monsieur Jallamion est assigné devant le tribunal correctionnel de Paris, il risque jusqu’à un an de prison et 45.000 euros d’amende s’il est condamné.

By Younes