La Forteresse de Lumière — Les secrets que les sorciers ne veulent pas que tu connaisses (1/9)

La vraie aventure commence ici

Tu aimes les histoires de magie ? Les sorciers qui lancent des éclairs, les potions qui font voler, les grimoires secrets qui donnent des pouvoirs extraordinaires ? Tu n’es pas seul. Des millions d’enfants dans le monde raffolent de ces histoires. Harry Potter, Les Maîtres des Ombres, Les Chroniques des Ténèbres… Ces films et ces livres sont partout.

Mais aujourd’hui, je vais te raconter une histoire bien plus palpitante. Une histoire vraie. Une aventure que toi, oui toi, tu peux vivre chaque jour. Elle ne nécessite ni baguette magique, ni grimoire interdit, ni pacte secret. Elle n’a besoin que d’une seule chose : ton cœur.

Youssouf et la question qui change tout

Il était une fois, dans une ville animée où les marchés sentaient le jasmin et le pain chaud, un garçon de douze ans prénommé Youssouf.

Youssouf aimait jouer au foot avec ses amis, dévorer des livres d’histoire et regarder les étoiles le soir depuis sa fenêtre. Mais ce qu’il aimait par-dessus tout, c’était les histoires de magie que lui racontaient ses camarades de classe — des histoires de sorciers puissants, de potions mystérieuses, de sorts jetés dans l’ombre.

Un jour, son ami Karim arriva en courant, les yeux brillants d’excitation.

— Tu as vu le nouveau film ? Les Maîtres des Ombres ? Il paraît que les sorciers dans ce film peuvent tout faire ! Ils contrôlent le destin des gens !

Youssouf s’apprêtait à répondre quand son grand-père Ibrahim passa devant eux en souriant de sa barbe blanche.

— Contrôler le destin des gens ? dit-il doucement. Venez avec moi, mes enfants. Je vais vous montrer quelque chose de bien plus puissant que n’importe quel sorcier de cinéma.

Les deux garçons échangèrent un regard curieux, puis suivirent le vieil homme.

Ce que les films ne te montrent pas

Grand-père Ibrahim s’assit dans le jardin, sous l’olivier, et les deux garçons s’installèrent à ses pieds.

— La sorcellerie existe, dit-il d’une voix posée. Ce n’est pas une invention. Mais elle n’est pas ce que les films vous montrent. Elle ne donne pas de pouvoir. Elle ne rend pas les gens puissants. Elle les détruit — eux et ceux qui la pratiquent.

— Mais dans le film, les sorciers gagnent toujours ! dit Karim avec une grimace.

— Dans les films, oui. Dans la réalité ? Le sorcier est le plus misérable des hommes. Il a vendu son âme et sa paix pour un mirage. Et sa fin, dans cette vie et dans l’autre, est terrible.

Grand-père Ibrahim prit une longue pause, puis reprit avec un sourire :

— Mais je ne suis pas venu vous parler des sorciers. Je suis venu vous parler de vous. De ce qu’Allah vous a donné. D’une forteresse que personne ne peut abattre, si vous la construisez correctement.

— Une forteresse ? répéta Youssouf, intrigué.

— Oui. Une forteresse invisible mais plus solide que le fer et la pierre. Elle est faite de dix boucliers et de dix épées. Et aujourd’hui, je vais vous apprendre à les forger.

Pourquoi cette aventure est la plus grande de toutes

Cette vie est une épreuve. Chaque personne sur cette terre sera testée — par la joie et par la tristesse, par la santé et par la maladie. C’est Allah qui l’a dit dans Son Livre :

(Toute âme doit goûter la mort. Nous vous éprouverons par le mal et par le bien.) — Sourate Al-Anbiya : 35

Mais voilà la bonne nouvelle : le croyant sort toujours gagnant. S’il reçoit une bonne nouvelle, il remercie Allah et est récompensé. S’il est frappé par une difficulté, il est patient et est encore récompensé. Dans les deux cas, il gagne !

Les deux premiers boucliers

Grand-père Ibrahim ferma les yeux un instant, comme s’il récitait quelque chose intérieurement. Puis il dit doucement :

— Le premier bouclier, c’est de se réfugier auprès d’Allah. Réellement. Pas comme une formule qu’on répète sans y penser. Mais vraiment sentir dans son cœur qu’on fuit vers Allah — qu’on se colle à Lui comme un enfant se colle à sa mère quand il a peur.

Allah nous a donné deux sourates extraordinaires pour cela. Deux sourates courtes, faciles à mémoriser, mais dont la puissance est immense :

(Dis : J’invoque la protection du Seigneur de l’aube, contre le mal de tout ce qu’Il a créé, contre le mal de l’obscurité qui s’installe, contre le mal de celles qui soufflent sur les nœuds, et contre le mal de l’envieux quand il envie.) — Sourate Al-Falaq

(Dis : J’invoque la protection du Seigneur des hommes, le Roi des hommes, le Dieu des hommes, contre le mal du tentateur qui se cache, qui susurre dans les poitrines des hommes — qu’il soit parmi les djinns ou parmi les hommes.) — Sourate An-Nas

— Ces deux sourates, dit grand-père Ibrahim, sont comme deux boucliers de lumière que tu portes sur toi. Récite-les chaque matin et chaque soir, trois fois. Et si tu as peur, récite-les encore.

Karim leva la main. — Mais grand-père Ibrahim, les sorciers dans les films ont des sorts bien plus impressionnants ! Des éclairs, des flammes, des formules magiques en latin !

Le vieil homme sourit tendrement. — Mon enfant, les sorts des sorciers des films n’existent pas. Ce sont des effets spéciaux. Mais la protection d’Allah, elle, est réelle. Et il n’y a pas de puissance plus grande que la parole d’Allah.

— Le deuxième bouclier, reprit-il, c’est la taqwa — vivre avec Allah dans le cœur à chaque instant. Un grand savant du passé, nommé Talq ibn Habib, l’a définie de la plus belle façon :

« La taqwa, c’est obéir à Allah dans la lumière d’Allah, en espérant Sa miséricorde. C’est aussi s’éloigner de ce qu’Il interdit, par crainte de Son châtiment. »

— Concrètement, c’est quoi la taqwa pour nous ? demanda Youssouf.

— C’est penser à Allah quand tu choisis un film à regarder. C’est penser à Allah quand un ami te propose quelque chose d’interdit. C’est penser à Allah avant de parler, avant d’agir, avant de décider.

Et voici ce qu’Allah promet à celui qui a la taqwa :

(Et quiconque craint Allah, Il lui donnera une issue favorable, et lui accordera des subsistances sur lesquelles il ne comptait pas.) — Sourate At-Talaq : 2-3

(Mais si vous êtes endurants et que vous avez la crainte, leurs manigances ne vous causeront aucun mal.) — Sourate Al-Imran : 120

— Celui qui a la taqwa, dit grand-père Ibrahim, est protégé même contre les comploteurs et les jaloux. Pas parce qu’il a une baguette magique — mais parce qu’Allah est avec lui. Et quand Allah est avec toi, qui peut être contre toi ?

Youssouf regarda ses mains, pensif, puis leva les yeux vers son grand-père.

— Donc le premier bouclier c’est de demander la protection d’Allah en récitant Al-Falaq et An-Nas… et le deuxième c’est de vivre avec Allah dans le cœur ?

— Exactement ! dit grand-père Ibrahim, les yeux brillants. Et tu vois comme c’est simple ? Nul besoin de formules compliquées. Nul besoin de grimoire. Allah t’a tout donné, gratuitement, dans Son Livre.

Karim hocha la tête, pensif. Pour la première fois depuis longtemps, les sorciers du film lui semblaient bien moins impressionnants qu’avant.

Dans le prochain article, grand-père Ibrahim va révéler à Youssouf et Karim les boucliers 3, 4 et 5 — dont un secret que les plus grands guerriers de l’histoire ont utilisé pour vaincre leurs ennemis sans lever la main.

À suivre…

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