Les gestes d’apaisement entre les deux camps se multiplient, sur le terrain sportif, médiatique et … diplomatique. En effet le Qatar qui avait été mis à l’écart par ses voisins du Golfe, accusé d’avoir pactisé avec l’Iran et de flirter avec des « terroristes » .
Flash back
En juin 2017, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont rompu leurs liens avec le Qatar, qu’ils ont accusé de soutenir des crépuscules terroriste -ce qu’Il nie absolument- et de se rapprocher de l’Iran.
Un embargo sous forme de conditions
13 conditions sine qua non ont été imposées au Qatar pour un retour à une normalisation des relations. Parmi ces conditions se trouvent la suspension de la chaîne qatarie Al-Jazeera, la réduction des liens avec l’Iran ou encore la fermeture d’une base militaire turque dans l’Emirat.
Le Qatar, de son coté a fermement rejeté ces demandes. Les quatre pays imposent depuis un embargo sur l’Emirat gazier avec la fermeture de leurs espaces aériens aux avions du Qatar, la fermeture des routes terrestres et la suspension du commerce.
De légers progrès
Le ministre des Affaires étrangères qatari, Cheikh Mohammed bin Abdul-Rahman Al Thani, a annoncé il y a quelques jours que de « légers » progrès voient le jour pour résoudre la crise qui oppose, depuis 2017, son pays à l’Arabie Saoudite, aux Émirats arabes unis, au Bahreïn et l’Égypte, a rapporté l’agence de presse Reuters.
« Ces dernières semaines, nous sommes passés d’une impasse à de légers progrès lors des discussions qui ont eu lieu entre nous et l’Arabie Saoudite spécifiquement », a-t-il déclaré, lors du Forum du dialogue méditerranéen tenu à Rome, a rapporté encore l’agence anglo-saxonne dans sa version en arabe.
« Nous espérons que ces discussions aboutiront à des progrès permettant de mettre un terme à la crise », a-t-il déclaré à des médias locaux.
La semaine dernière, le 40e sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’est tenu à Riyad avec, pour la première fois, une invitation officielle adressée à l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani.
Apaisement en cours
Certes, ce dernier ne s’est pas présenté, mais des observateurs ont vu déjà dans l’invitation adressée par le roi Salmane d’Arabie Saoudite à son homologue qatari un signe d’apaisement qui concorde avec les déclarations récentes du chef de la diplomatie qatarie.
Selon des médias locaux, lors de ce sommet, des discussions entre les dirigeants des pays opposés au Qatar ont porté sur les pistes de la résolution de la crise qui dure depuis plus de deux ans. Plusieurs responsables politiques de la région, cités par des médias, ont estimé par ailleurs qu’il existe des signes d’apaisement de la crise du Golfe.
Le Koweït comme médiateur officieux
Le Koweït, qui joue le rôle de médiateur entre Doha et Riyad, semble de son côté être parvenu à convaincre les belligérants à entamer des discussions concrètes pour mettre un terme à ce conflit.
Autre événement qui a pu laisser penser que les relations sont sur la voie du réchauffement : le Qatar vient d’accueillir la Coupe du Golfe de football à laquelle ont participé les sélections saoudienne, émiratie et bahreïnie, pour la première fois depuis le gel des relations avec Doha.
Affaire à suivre …

