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Les israéliens condamnent eux-mêmes les injustices de Tsahal

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Les israéliens condamnent eux-mêmes les injustices de Tsahal
Il y a quelques jours, le journal The Observer a publié un très bel article à propos d'un rapport accablant de trois groupes israéliens de défense des droits de l’homme qui condamne une pratique généralisée de l’armée israélienne qui consiste à pénétrer de force dans les maisons palestiniennes des territoires occupés, et ce souvent au milieu de la nuit.

Le plus étonnant dans ce rapport c’est qu’il comprend non seulement le témoignage de familles palestiniennes, mais également de civils israéliens, et de soldats ayant participé à ces raids. Il explique par ailleurs que les troupes israéliennes pénètrent dans les maisons en moyenne plus de 250 fois par mois en Palestine occupée créant ainsi un traumatisme terrible pour la société palestinienne dans son ensemble.

Ce rapport a été réalisé par les groupes Breaking the Silence, Yesh Din et Physicians for Human Rights Israel, après deux années d’enquête. Il explique non seulement l’impact psychologique des raids mais dénonce également l’absence de traces officielles écrites.
Ces groupes suggèrent par ailleurs que le caractère arbitraire de ces irruptions de domicile peut être en violation avec le droit international.

Il n’y a aucune trace de ces raids parce qu’ils sont sous le coup de la loi militaire comme le détaille l’enquête : « En l'absence d'obligation, en vertu du droit militaire, d'obtenir des mandats judiciaires approuvant l'intrusion dans le domaine privé, les soldats ne présentent aux membres de la famille aucun mandat ou autre document expliquant pourquoi ils envahissent la maison ou qui a approuvé l'intrusion. »

Fadel Tamimi, un imam de 59 ans d'une mosquée de Cisjordanie dit qu’il a perdu le compte du nombre de fois où des soldats ont pénétré de force chez lui, et suggère qu’il pourrait avoir vécu plus de 20 intrusions ces dernières années.

Il a également déclaré à The Observer « La raison pour laquelle ils font cela est de faire peur à tout le monde. Pour montrer qui est en charge. Ils ne disent jamais pourquoi ni ne montrent un ordre ou un morceau de papier », avant d’ajouter : «À une occasion, je me souviens que j'étais allé à la mosquée pour les premières prières matinales. Quand je suis revenu, les soldats étaient chez moi. Ils avaient mis toute ma famille dans la cuisine. Quand je suis entré dans ma chambre, j'ai trouvé trois soldats posés sur le lit. »

«Les conséquences sont psychologiques. Vous sentez que votre vie privée est envahie. C’est horrible pour une famille conservatrice et une société traditionnelle. Le but est de contrôler et d'humilier » conclut Fadel Tamimi.

La psychologue Jumana Milhem, qui travaille avec Physicians for Human Rights Israel, a affirmé : « Ce qui me vient à l’esprit c'est que le processus implique la déshumanisation de toute une société. [Son] but est de briser leur esprit humain. » et ajoute : « Il ne s'agit pas ici d'un traumatisme unique mais d'une facette du traumatisme continu de l'occupation. Le sentiment d'être emprisonné dans son propre pays. Ce sentiment d'être constamment exposé. »

 

Le témoignage d’environ 40 soldats israéliens


Ce grand nombre de témoignage n’est que la partie visible de toutes ces personnes qui sur place ont une conscience humaine et ne supportent plus les injustices infligées par le régime israélien au quotidien.

Avner Gvaryahu, le directeur exécutif de Breaking the Silence, lui-même ancien soldat ayant mené ce genre de raids, affirme que ces pratiques d’occupation sont souvent cachées au grand public. Il a également déclaré : «Tout comme les points de contrôle et la barrière de séparation, cela fait partie de l'ADN de l'occupation. Pour les soldats comme moi, cela s'est terminé lorsque nous sommes retournés à pied à la jeep et sommes retournés au camp pour dormir. Mais pour les Palestiniens, c'est un traumatisme à long terme. Cela signifie que vous ne pouvez pas vous sentir en sécurité dans votre propre maison ou dans votre lit. Pour moi, le dernier souvenir est celui des regards perçants de peur et de haine. »

Il a par ailleurs publié ce message sur son compte Twitter : « Nous devons mettre fin à l’occupation israélienne pour un million de raisons. »

Ce qui ressort en général des témoignages des soldats, c’est que ces opérations ont remis en question leur perception d’eux même ; c'est-à-dire la manière dont ils se considéraient de « gentils » soldats ou individus.

A ce propos, nous pouvons citer les mots forts d’une israélienne qui s’est une fois portée volontaire en tant que soldat non-combattant afin de participer à l'un de ces raids : « J'ai cette image forte, de cet autre soldat. (…) Il avait une petite mitrailleuse. Il la tient devant ce mignon petit garçon de trois ans. Il a un masque facial et il retire le masque et sourit au garçon. A ce moment-là je me dis que la situation est tellement tordue. Je me dis : peu importe à quel point ce soldat est gentil. »

«J'avais cette idée forte qui maintenait mon monde uni. Parce que je suis gentille, je vais le faire différemment. Mais ce qui compte, c'est que vous soyez dans une maison à trois heures du matin. Nous ne pouvons pas être là sans détruire leurs vies et créer la terreur qui reviendra plus tard nous frapper. »

 

L’armée israélienne dément


Comme à son habitude, l’armée israélienne a récusé les affirmations pourtant accablantes du rapport, et issues de nombreux témoignages concordants de civils et soldats israéliens qui partagent simplement ce qu’ils ont vu et vécu !

Un porte-parole des Forces de défense israéliennes a nié que l'entrée dans les maisons était un moyen d'intimider, et affirme que sa fréquence dépendait des menaces à la sécurité qu’il qualifie de « terroristes ».

Il a cependant reconnu que l’entrée des militaires dans les maisons des palestiniens  de Cirsjordanie occupée « n'exige pas la délivrance d'un procès-verbal préliminaire ordre » car elle « se fait conformément aux dispositions de la loi applicable dans la région »

 

 
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