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Rappels

Dhul Hijja: Série les actes du coeur. Episode 2 L’intention (Niyyah)

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Ajib.fr en cette période bénie de Dhul Hijja lance une série de rappels sur les actes du coeur en collaboration avec Islamconversion. Profitez de ces rappels pour multiplier vos actes d'adoration en ce mois béni!

L’intention (Niyyah)


Elle signifie la volonté et l’objectif. Tout acte doit être accompagné d’une intention pour être valable et accepté d’Allah.

Le Prophète SAW a dit : « Les actes ne valent que par leur intention, et chacun sera rétribué selon son intention. » [Al-Bukhârî et Muslim].

Ibn al-Mubârak t a dit : « Il se peut qu’un acte soit petit mais que l’intention le rende grand, et il se peut qu’un acte soit grand et que l’intention le rende petit. »

Al-Fudhayl RahimahouLlah a dit : « Ce qu’Allah SWT exige de toi, c’est ton intention et ta volonté. Si ton acte (d’adoration) est voué à Allah, on l’appellera l’intention pure (Ikhlâs), et cela signifie que l’acte est pour Allah Seul, personne d’autre n’en a une part. Et si ton acte est voué à autre qu’Allah, on l’appellera ostentation, hypocrisie, ou autre. »

Remarque utile : tout le monde est voué à la perdition sauf ceux qui ont la science (‘Ilm) ; tous ceux qui ont la science sont voués à la perdition sauf ceux qui œuvrent ; tous ceux qui œuvrent sont voués à la perdition sauf ceux qui vouent leurs actes à Allah Seul. Le premier devoir qui incombe à tout serviteur qui veut obéir à Allah, c’est d’apprendre ce qu’est l’intention. Ensuite, il la rectifie par ses actes après avoir compris ce que sont vraiment la sincérité et l’intention pure ; en effet, les actes sans intention ne sont que de la fatigue (en vain), l’intention sans sincérité n’est autre que de l’ostentation, et la sincérité sans avoir la foi n’est que pure perte.

Les actes se divisent en trois catégories :

Les péchés : une intention louable en commettant un péché ne la rend pas un acte d’obéissance grâce à cette bonne intention ; au contraire, si en plus, l’intention est mauvaise, cela ne fait qu’alourdir la faute.

Les actes autorisés : aucun acte autorisé n’est accompli sans intention, ou même plusieurs intentions ; si la personne place son intention pour Allah, ces actes autorisés peuvent devenir des actes d’adoration.

Les actes d’obéissance : l’intention (de les faire pour Allah) est une condition de base de leur validité et d’elle dépend l’importance de leur récompense.Le Prophète SAW a dit : « À celui qui a l’intention d’accomplir une bonne action et ne la fait pas, Allah inscrit auprès de Lui une bonne action complète. S’il l’accomplit effectivement, Allah lui inscrit auprès de Lui la bonne action multipliée par dix, par sept cents ou bien plus. À celui qui a l’intention de commettre une mauvaise action et ne la fait pas, Allah inscrit auprès de Lui une bonne action complète. S’il la commet effectivement, Allah ne lui inscrit auprès de Lui qu’une seule mauvaise action. » [Al-Bukhârî et Muslim].

Le Prophète SAW a dit également : « Cette communauté est comme un groupe de quatre personnes : Allah a accordé au premier de l’argent et de la science : il applique ce qu’il sait et dépense son argent dans les bonnes choses ; au deuxième, Allah a accordé de la science mais pas d’argent : celui-là dit : “Si Allah m’avait accordé comme Il a accordé au premier, j’aurais agi comme lui”. » Le Prophète e dit alors : « Ces deux-là ont la même récompense. Au troisième, Allah lui a accordé de l’argent mais pas de science : il dépense son argent n’importe comment et dans les mauvaises choses. Enfin, au quatrième, Allah ne lui accordé ni argent ni science : il dit : “Si Allah m’avait accordé comme Il a accordé au troisième, j’aurais agi comme lui.” » Le Prophète e dit alors : « Ces deux-là portent le même péché. » [At-Tirmidhî].

Par leurs propos mentionnés dans le hadîth précédent, le deuxième et le quatrième ont donné ce qu’ils étaient vraiment capables de faire, c’est-à-dire leur intention et leur volonté. Ceci apparaît à travers leur parole : « Si Allah m’avait accordé comme Il a accordé à l’autre, j’aurais agi comme lui. » Ainsi, l’un a eu la même récompense, et l’autre, le même péché que celui qu’il souhaitait prendre en exemple.

Ibn Rajab RA a dit : « La parole du Prophète dans le hadîth : “Ces deux-là portent le même péché ” indique que les deux ont la même récompense de l’acte en lui-même, et cela n’indique pas que le deuxième obtient la récompense multipliée, car cela est réservé à celui qui a vraiment accompli l’acte, non pas à celui qui a souhaité l’accomplir sans l’avoir fait. Si c’était le cas, alors on aurait écrit à celui qui a l’intention d’accomplir une bonne action sans l’avoir accomplie, dix bonnes actions ; or, ceci est en contradiction avec les textes [des hadîths]. »)

Si on a l’intention de faire un acte d’obéissance par ostentation, cet acte devient un péché, du polythéisme mineur, et il se peut même que cela soit du polythéisme majeur. Cela se présente sous trois formes :

Si c’est l’ostentation qui motive l’acte depuis le départ : c’est du polythéisme et cela annule l’acte d’adoration.

Si l’acte est accompli pour Allah au départ, puis l’intention de l’ostentation s’introduit. Dans ce cas, si cela concerne un type d’adoration dont la fin ne dépend pas du début, comme l’aumône, alors son début est correct et sa fin est invalide.

Par contre, si la fin dépend du début, comme la prière, alors il y a deux cas :

_ La personne qui accomplit l’acte repousse l’intention d’ostentation. Dans ce cas, l’ostentation n’a pas de répercussion sur l’acte.

_ La personne se conforte dans l’ostentation : tout l’acte d’adoration est nul.

_ Les pensées d’ostentation viennent après l’acte : ce sont des suggestions sataniques sans effet sur la validité de l’acte et celui qui l’accomplit. Il existe plusieurs portes qui mènent à l’ostentation, qu’il faut connaître pour pouvoir les éviter.

Si l’accomplissement d’une bonne action est motivée par l’obtention d’une chose de ce bas-monde, sa rétribution ou son péché est à la mesure de son intention. On recense alors trois cas :

_ Si la bonne action est motivée par l’obtention de ce bas-monde uniquement, comme diriger la prière en tant qu’imam pour l’argent : celui qui fait cela commet un péché. Le Prophète SAW a dit : « Celui qui apprend une science par laquelle on est censé se rapprocher d’Allah uniquement pour obtenir une part de ce bas-monde, ne sentira pas l’odeur du Paradis le Jour du Jugement. » [Abû Dâwûd].

_ Si la bonne action est vouée pour une part à Allah, et pour une part, elle est motivée par l’obtention de ce bas-monde : celui qui commet cela a une foi et une sincérité diminuées, comme celui qui accomplit le Pèlerinage pour Allah et pour faire le commerce : sa récompense est fonction de son degré de sincérité.

_ Si l’acte est accompli pour Allah Seul mais celui qui l’accomplit prend une rémunération pour l’aider à l’accomplir : sa récompense est complète, et ce qu’il prend ne la diminue en rien. Le Prophète e a dit : « Le meilleur salaire que vous prenez, c’est le salaire en échange (de l’enseignement) du Livre d’Allah. » [Al-Bukhârî].

Sache que ceux qui accomplissent des bonnes œuvres pour Allah exclusivement sont à des degrés différents :

_ Le degré inférieur : lorsque la personne accomplit les actes d’obéissance par espoir d’obtenir la récompense d’Allah et par crainte de Son châtiment.

_ Le degré intermédiaire : lorsque la personne le fait par reconnaissance envers Allah et pour obéir à Ses ordres.

_ Le degré supérieur : qu’elle les accomplit par amour, respect et vénération envers Allah SWT. Ce degré est celui des Sincères (Siddîqûn).

Allah SWT dit : « Et je me suis hâté vers Toi, Seigneur, afin que Tu sois satisfait. » [S. Tâ-Hâ, v. 84], donc, Moïse est pressé de rencontrer Allah pour qu’Il lui accorde Son agrément, et non pas seulement pour répondre à Son ordre.

Dans le même ordre d’idée, le niveau inférieur du respect des parents est de leur obéir par peur du châtiment réservé à ceux qui rompent les liens de parenté, et pour obtenir la récompense du bon comportement envers eux.

Le niveau intermédiaire du respect des parents est de leur obéir par obéissance envers Allah, pour leur rendre le bien qu’ils t’ont fait en t’élevant quand tu étais petit, et pour t’avoir mis au monde.

Le niveau supérieur est que tu les respectes par respect envers l’ordre d’Allah qui t’est adressé, et par amour et vénération envers Lui SWT.

Pour approfondir, visitez www.islamconversion.com
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