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Rappels

Série biographie des 10 compagnons : Abu Bakr, premier calife de l'Islam (partie 2)

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Nous nous intéresserons la vie de ces 10 compagnons promis au paradis. Leurs vies et leurs combats sont des exemples pour nous tous. Nous nous concentrerons sur leur qualité et leurs actes méritoires qui font d’eux des exemples à suivre. Nous avions précédemment évoqué la première partie de la biographie d'Abu Bakr As Siddiq qu'Allah l'agrée.


Nous allons ainsi poursuivre notre récit sur ce fidèle compagnon. Les ahadiths le concernant sont nombreux tout comme leurs sources mais nous allons tenter de nous appuyer sur les faits principaux en veillant à citer les sources les plus certaines. Les récits à son sujet sont d'une telle richesse qu'il nous est impossible de tout répertorier. Cependant, nous allons tenté d'être précis et concis afin d'apporter les éléments les plus pertinents relatifs à son accession au califat.


Nous nous basons principalement, comme pour la première partie, sur l'ouvrage nommé Abu Bakr, le premier calife de l'Islam du Dr Mohamed ibn Sâmil As-Sulamî, lui même tiré de Al-Bidâyah Wan-Nihâyah d'Ibn Kâthir (qu'Allah lui accorde Sa miséricorde).



Les paroles du Prophète ('alayhi salat wa salam) au sujet d'Abu Bakr, avant sa mort


Cinq jours avant sa mort, le Prophète ('alayhi salat wa salam) fit un sermon d'une grande importance - que nous ne rapporterons pas ici – à la suite duquel il dit, d'après l'imam Ahmed qui dit qu'Abu 'Amir rapporte d'après Fulayh d'après Sâim Abu An-Nadr, d'après Busr ibn Sa'îd, d'après Abu Sa'îd : « Allah a proposé à un serviteur de choisir entre ce bas-monde et la récompense se trouvant auprès de Lui. Le serviteur en question a choisi la récompense se trouvant auprès d'Allah. » Abu Bakr se mit alors à pleurer. Nous nous étonnâmes de ces pleurs qui nous paraissaient injustifiés vu que le Prophète (alayhi salat wa salam) n'avait fait que nous informer d'une bonne nouvelle concernant un des serviteurs d'Allah. Mais le serviteur en question n'était autre que le Prophète ('alayhi salat wa salam) et ce fut une preuve pour nous qu'Abu Bakr était bien le plus savant d'entre nous tous. Le Prophète ('alayhi salat wa salam) dit « La personne envers qui je suis la plus redevable pour sa fidèle compagnie et ses biens qu'il a dépensé est Abu Bakr. Si je devais choisir un ami intime autre que mon Seigneur, j'aurai choisi Abu Bakr. Mais je dois me contenter de la fraternité et de l'amitié islamiques. Que toutes les portes donnant sur la mosquée soient fermées, exceptée celle d'Abu Bakr. » Ce hadith est rapporté dans le musnad d'Ahmed mais également par Al-Bukhari d'après Abu 'Amir Al-'Aqdi.


De plus, le Prophète ('alayhi salat wa salam) ordonna à Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) de guider les compagnons lors de la prière. Bien plus encore, le Prophète ('alayhi salat wa salam) priait parfois derrière Abu Bakr (qu'Allah l'agrée), ce dernier étant l'imam. Abu Dawud rapporte dans son Sunan d'après 'Abdallah ibn Zam'ah : « Lorsque le Prophète ('alayhi salat wa salam) entendit la voix de 'Umar, il se hissa jusqu'à sortir sa tête de la fenêtre de son appartement et dit d'une voix empreinte de colère : « Non ! Non ! Non ! C'est [Abu Bakr] ibn Abi Quhâfah qui doit diriger la prière ! » ».


Par ailleurs, Al-Bukhari rapporte dans son Sahih, d'après Al-Aswad : « Nous étionds chez 'Aisha à discuter de l'assiduité dans l'accomplissement des prières et du fait de se rendre régulièrement à la mosquée pour les accomplir quand elle dit : « Durant la maladie du Prophète ('alayhi salat wa salam) à la suite de laquelle il mourut, il advint que l'heure de la prière arriva et que Bilal accomplit l'appel à la prière. Le Prophète ('alayhi salat wa salam) dit : « Demandez à Abu Bakr de diriger la prière. » Certaines personnes présentes dirent au Prophète ('alayhi salat wa salam) : « Abu Bakr est un homme trop sensible pour diriger la prière et faire office d'Imam. » Le Prophète ('alayhi salat wa salam) réitéra sa demande et on lui fit la même remarque. Il répéta alors sa demande une troisième fois et dit : « Vous êtes comparables à la femme qui a voulu tenter Youssouf. Demandez à Abu Bakr de diriger la prière. » Abu Bakr sortit donc pour diriger la prière. À ce moment, le Prophète ('alayhi salat wa salam) se sentit mieux et se rendit donc à la mosquée soutenu par deux hommes. Je vois encore ses pieds traîner sur le sol, tant il ne pouvait tenir sur ses jambes. Abu Bakr voulut reculer mais le Prophète ('alayhi salat wa salam) lui fit signe de rester à sa place. Le Prophète ('alayhi salat wa salam) fut alors porté jusqu'à s'asseoir aux côtés d'Abu Bakr. » »


De même, Al-Bukhari rapporte dans son recueil authentique, d'après Abul-Yamân, d'après Shu'ayb, d'après Az-Zuhri, d'après Anas ibn Malik – un compagnon du Prophète ('alayhi salat wa salam) qui avait cru en lui et s'était mis à son service – que c'est Abu Bkar qui dirigeait la prière durant la maladie du Prophète ('alayhi salat wa salam) précédant sa mort. Anas dit : « Un lundi, alors que nous priions en rang, le Prophète ('alayhi salat wa salam) leva le rideau séparant son appartement de la mosquée. Il était debout et nous regardait : son visage, radieux et souriant, rayonnait tel une page de Coran. Peu s'en fallut que nous ne quittâmes la prière, transportés par la joie de voir le Prophète ('alayhi salat wa salam). Abu Bakr recula pour rejoindre le premier rang, pensant que le Prophète ('alayhi salat wa salam) venait diriger la prière. Mais ce dernier ('alayhi salat wa salam) nous fit signe de terminer le reste de notre prière et fit retomber le rideau. Il s'éteignit le jour même. ».



Le serment d'allégeance fait à Abu Bakr dans la mosquée et son sermon


Suite à la mort du Prophète ('alayhi salat wa salam), les musulmans prêtèrent allégeance à Abu Bakr As-Siddiq, qu'Allah l'agrée. En effet, Al-Bukhari rapporte dans son Sahih d'après Anas ibn Malik qu'il entendit le second sermon que 'Umar fit sur la chaire du Prophète ('alayhi salat wa salam), le lendemain de sa mort ('alayhi salat wa salam). Il débuta son propos par l'attestation de foi alors qu'Abu Bakr était silencieux. 'Umar dit : « J'avais espéré que le Prophète ('alayhi salat wa salam) vive jusqu'à être le dernier d'entre nous à mourir. Mais si le Prophète ('alayhi salat wa salam) est mort, il a laissé parmi nous une lumière qui nous guidera comme Allah a guidé Mohamed ('alayhi salat wa salam) par son biais. Abu Bakr était le compagnon du Prophète ('alayhi salat wa salam) et c'est lui qui était avec lui dans la grotte. Il est le successeur le plus légitime du Prophète ('alayhi salat wa salam). Levez-vous donc pour lui prêter serment. » Un groupe d'entre les compagnons lui avaient déjà prêté serment auparavant dans la mansarde des Banî Sâ'idah. Tous les autres compagnons lui prêtèrent serment sur la chaire. Az-Zuhri rapporte d'Anas ibn Malik : j'ai entendu ce jour-là 'Umar dire à Abu Bakr : «Monte donc sur la chaire ! ». Il insista tant et si bien qu'Abu Bakr finit par monter sur la chaire et tout le monde prêta serment d'allégeance. »


Nous précisons tout de même que le Prophète ('alayhi salat wa salam) n'a explicitement désigné personne pour lui succéder à la tête de la communauté. Cependant, les compagnons ont été unanimes dans le choix d'Abu Bakr en tant que calife. Dans le musnad d'Ahmed, il est relaté que le Prophète ('alayhi salat wa salam) a dit : « Allah et les croyants ne peuvent accepter autre qu'Abu Bakr. » Le Prophète ('alayhi salat wa salam) a donc sous entendu qu'Abu Bakr devait lui succéder.


Suite au serment d'allégeance dans la mosquée, Abu Bakr qu'Allah l'agrée fit un sermon. En effet, Mohamed ibn Ishâq rapporte d'après Az-Zuhri qu'Anas ibn Malik a dit : « Le lendemain de son élection dans la mansarde des Banî Sâ'idah, Abu Bakr monta sur la chaire. Le pacte d'allégeance public fut donc accompli après celui de la mansarde. Abu Bakr prit ensuite la parole en commençant par louer Allah et Lui faire des éloges dignes de Sa grandeur. Il dit ensuite : « Ô gens ! J'ai été élu à votre tête alors que je ne suis pas le meilleur d'entre vous. Si j'agis bien, soutenez-moi. Si j'agis mal, rectifiez-moi. La sincérité est un dépôt, le mensonge est une trahison. L'opprimé parmi vous sera fort à mes yeux jusqu'à ce que son droit lui soit restitué par la permission d'Allah. Et l'oppresseur parmi vous est faible à mes yeux jusqu'à ce que j'applique le droit sur lui par la permission d'Allah. Dès lors qu'un peuple délaisse la lutte dans le sentier d'Allah, Allah les frappe d'humiliation. Dès lors que la débauche se répand parmi les gens, Allah les frappe tous d'un châtiment. Obéissez-moi aussi longtemps que j'obéis à Allah et Son Prophète. Si je désobéis à Allah et Son Prophète, vous ne devez plus m'obéir. Levez-vous maintenant pour accomplir la prière, qu'Allah vous fasse miséricorde. » Abu Bakr qu'Allah l'agrée, a dit « J'ai été élu à votre tête alors que je ne suis pas le meilleur d'entre vous. » car il était très modeste et humble. En effet, les compagnons affirment tous qu'Abu Bakr, qu'Allah l'agrée était le meilleur et le plus méritant d'entre eux (qu'Allah les agrée).


Qu'Allah accorde à Abu Bakr Sa miséricorde et Son agrément. Qu'Il nous compte près de lui et de ses compagnons, le jour du Jugement.

Commentaires (3)
  1. Salam aleykoum,
    Barakallahou fiki pour l'article très intéressant !

  2. Salam aleykoum, masha'Allah c'est a la fois très intéressant et très émouvant. J'ai vraiment hâte de lire les autres récits incha'Allah.

  3. Salem Alikoum wa ramatullah wa barakatuh Radhi ALLAH Taala 3anho

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