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Rappels

La mort du Prophète ('alayhi salat wa salam) : le début de sa maladie et ses soins

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Lors d'un précédent rappel, nous avons évoqué la mort du Prophète ('alayhi salat wa salam), plus particulièrement le pressentiment de sa fin proche ainsi que l'annonce qu'il en a faite à sa fille Fatima (qu'Allah l'agrée). Aujourd'hui, nous poursuivons notre rappel sur sa mort, en évoquant sa maladie.



Le début de sa maladie


Le Prophète ('alayhi salat wa salam) a commencé à tomber malade avec un important mal de tête. Ce fut le début de la maladie qui mit fin à ses jours ('alayhi salat wa salam). La mère des croyants (qu'Allah l'agrée) raconte ainsi, ce premier jour où la maladie apparut : "Le Messager d'Allah ('alayhi salat wa salam) rentra de funérailles. Ayant ressenti un mal de tête, je m'écriai : "Oh ma tête !". Il dit : "Moi aussi, oh ma tête !". Ensuite, il déclara : "Il n'y a aucun mal si tu meurs avant moi, que je te lave, t'enveloppe dans un linceul, que je prie pour toi puis que je t'enterre". Je répliquai ('Aisha) : "Je t'y vois déjà, juste après ma mort, revenir dans ma maison et coïter avec certaines de tes femmes". Le Messager d'Allah ('alayhi salat wa salam) sourit. Puis ce fut le début de la maladie qui devait l'emporter". (Ahmed et Ibn Majah).


La maladie qui emporta le Messager d'Allah ('alayhi salat wa salam) a donc débuté par un mal de tête alors qu'il rentrait d'un enterrement. Bien qu'il souffrait de cette migraine, il n'a pas manqué de sourire à la remarque de 'Aisha (qu'Allah l'agrée) qui manifestait sa jalousie vis-à-vis de ses co-épouses. Malgré la douleur, le Prophète ('alayhi salat wa salam) faisait preuve de compassion, de compréhension et de tendresse envers son épouse.


Sentant que cette maladie allait l'éprouver et l'emporter, le Messager d'Allah ('alayhi salat wa salam) demanda à 'Aisha (qu'Allah l'agrée) de faire venir Abu Bakr et son fils (qu'Allah les agrée tous les deux). Elle rapporte ainsi qu'il lui a dit : "Dépêche quelqu'un pour aller chercher ton père et ton frère, afin que je rédige un écrit pour Abu Bakr. Car j'ai peur que quelqu'un parle et souhaite : "J'en suis plus digne !". Or, Allah et les croyants n'accepteraient autre qu'Abu Bakr" (Muslim). Le Prophète ('alayhi salat wa salam) a ainsi senti que cette maladie n'allait pas s'estomper et qu'il fallait donc prévenir par écrit du fait qu'Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) serait son successeur après sa mort.



Les soins durant sa maladie


Face à cette maladie, le Prophète ('alayhi salat wa salam) reçut des soins. Il utilisa l'eau pour se soulager des maux. Selon 'Aisha (qu'Allah l'agrée), le Prophète ('alayhi salat wa salam) demanda : ""Versez sur moi sept outres d'eau dont l'ouverture n'a pas été déliée afin que je fasse une recommandation aux gens". Nous le fîmes asseoir dans une bassine appartenant à Hafsa. Nous ne cessâmes alors de verser de l'eau sur lui jusqu'à ce qu'il nous fit signe d'arrêter". (Al Boukhari et Muslim).


Les soins et le repos du Messager d'Allah ('alayhi salat wa salam) avant que la maladie ne l'emporte, ont eu lieu chez son épouse 'Aïsha (qu'Allah l'agrée), avec le consentement des autres épouses (qu'Allah les agrée). La mère des croyants (qu'Allah l'agrée) relate ainsi : "Quand le Messager d'Allah ('alayhi salat wa salam) s'affaiblit et que ses douleurs s’intensifièrent, il demanda la permission à ses épouses d'être soigné chez moi. Elles y consentirent. Il sortit, s'appuyant sur deux hommes, les pieds traînant sur le sol. Il se tenait entre 'Abbas et un autre homme" (Al Boukhari).


Ainsi, alors qu'il était souffrant, il a souhaité avoir l'accord de ses épouses avant de rester chez 'Aisha (qu'Allah l'agrée) jusqu'à la fin. Cela prouve une fois de plus à quel point le Messager d'Allah ('alayhi salat wa salam) était doté de vertus nobles et respectueuses. Bien qu'il était dans une douleur intense, il pensait tout de même à ne pas froisser ses épouses et à ce que ces dernières soient toujours satisfaites de lui ('alayhi salat wa salam). C'est ainsi qu'il passa les derniers jours de sa vie, étant atteint par la maladie, chez son épouse 'Aisha (qu'Allah l'agrée).


'UbaydAllah ibn 'Abdullah (qu'Allah l'agrée) rapporte : "J'entrai chez 'Aisha (qu'Allah l'agrée) et je m'enquis : "Ne voudrais-tu pas me parler de la maladie du Messager d'Allah ?" Elle dit : "Le Prophète, affaibli, questionna : "Les gens ont-ils prié ?" Nous répondîmes : "Non, ils t'attendent, ô Messager d'Allah !". Il exhorta : "Mettez-moi de l'eau dans la bassine". Nous le fîmes et il se lava, puis il voulut faire ses ablutions, mais il perdit connaissance. Il repris ensuite ses sens et demanda : "Les gens ont-ils prié ?". Nous répondîmes : "Non, ils t'attendent, ô Messager d'Allah !" Elle ajoute : "Les gens restèrent dans la mosquée à attendre le Messager d'Allah pour la prière d'al 'isha". Elle poursuit : "Il envoya un messager chez Abu Bakr pour demander à celui-ci de diriger les gens dans la prière. Abu Bakr, qui était un homme sensible, s'écria : "Ô 'Umar, dirige les gens dans la prière".  'Umar lui dit alors : "Tu en es plus digne". Elle dit : "Alors, Abu Bakr dirigea la prière, durant ces jours-là"" (Al Boukhari et Muslim).


Ce récit, bien connu, rappelle que le Messager d'Allah ('alayhi salat wa salam) a énormément souffert de sa maladie puisqu'il en perdait connaissance. Malgré la douleur, il était toujours soucieux de sa communauté et de sa pratique religieuse, puisqu'il a demandé à plusieurs reprises si les gens avaient prié. Aussi, ce hadith nous montre l'attachement et le respect que le Messager d'Allah ('alayhi salat wa salam) ressentait pour Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) puisqu'il a demandé à ce qu'il le remplace dans la prière. Nous voyons également que le malade, quel que soit son état doit rester attaché à la prière, comme l'a été notre noble Prophète ('alayhi salat wa salam). Nous verrons prochainement, mes chers frères et soeurs, la suite de ce rappel sur la mort du Messager d'Allah ('alayhi salat wa salam).


Que la prière et le salut d'Allah soient sur Son Messager. Qu'Il nous permette de suivre la voie qu'il nous a tracée.

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