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Londres : un pub devient un centre islamique






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  1. myriam dit :

    A l’attention de M. l’élu municipal chargé de la restauration scolaire

    Nous sommes sérieusement préoccupés par certaines attitudes discriminatoires à l’égard d’enfants végétariens ou qui ne mangent pas de viande pour toute autre conviction, car ils ne peuvent pas prendre de repas leur convenant à la cantine scolaire.

    Nous trouvons inacceptable que les services de restauration scolaire forcent un enfant à manger de tout, sans tenir compte de ses revendications diététiques, culturelles, ou religieuses. D’autant plus que les familles n’ont pas été averties, n’ont reçu aucun courrier provenant de la mairie ou de l’école et aucune circulaire n’a été affichée à l’entrée des écoles.

    Nous vous prions donc d’annuler ces nouvelles mesures et de demander aux écoles de respecter la volonté de chacun. Il est important de respecter les convictions des parents qui refusent que leurs enfants mangent de la viande. Sachant que cette dernière a déjà été responsable de cas d’intoxication alimentaire collective d’élèves aux cantines scolaires (la bactérie E.coli est présente naturellement dans les intestins des bovins, et peut contaminer la viande s’il y a contact).

    Nous espérons que vous ne faites pas d’amalgame en invoquant les principes de l’équilibre alimentaire. S’abstenir de manger de la viande n’est pas une erreur alimentaire qu’il conviendrait de corriger en imposant à l’enfant une alimentation standard. Bien au contraire, les études ont montré que les régimes végétariens équilibrés conviennent à tous les stades de la vie. Sans oublier que de point de vue écologique, prévoir des repas sans viande évite le gaspillage et limite l’émission de gaz à effet de serre.

    Proposer des repas végétariens permettrait à tous ceux qui ne mangent pas de viande de s’inscrire à la cantine pour prendre leur repas avec leurs camarades. Faisons en sorte que les enfants à la cantine soient des « copains » au sens étymologique du terme (même s’il y aura toujours un qui ne mange pas de yaourt et un autre qui ne mange pas de viande). Surtout que la société qui fournit les repas est une société comme une autre à but lucratif; aussi c’est vers elle que vous pouvez vous orienter pour nous trouver une solution adéquate. Faire jouer la concurrence ne peut être que bénéfique pour tout le monde.
    En outre, évoquer la laïcité sera synonyme d’un pseudo conflit politico-religieux. Nous espérons que l’alimentation de nos enfants ne soit pas le thème de réflexion intellectuelle, d’élection, de charte collective ou de quelque enjeu politique. Nous demandons simplement un acquis dont nous jouissions les années précédentes en toute légitimité et qui nous est contesté cette année.

    Il est aussi bon de savoir que le Bureau de l’Organisation Mondiale de la Santé pour l’Europe est en faveur des menus végétariens (Le point 11 de la résolution « European Health21 »).
    Et, l’article 14 de la Convention relative aux droits des enfants dispose : « Les Etats parties respectent le droit de l’enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Les Etats parties respectent le droit et le devoir des parents ou, le cas échéant, des représentants légaux de l’enfant, de guider celui-ci dans l’exercice du droit susmentionné d’une manière qui corresponde au développement de ses capacités.
    En plus, il apparaît nécessaire de rappeler que trois textes toujours en application valident directement la prise en compte dans les cantines scolaires, des pratiques religieuses des enfants et de leurs familles.
    Ainsi, la quatrième partie de la note de service de l’éducation nationale n°82-598 du 21 décembre 1982(B.O n°1 du 6 janvier 1983) toujours en vigueur prévoit de prendre en considération dans les cantines « les habitudes et les coutumes alimentaires familiales pour les enfants d’origine étrangère ».
    En outre, l’article 19 du contrat modèle pour l’affermage du service de restauration scolaire, publié comme l’annexe à la circulaire de l’éducation nationale du 13 avril 1988(JO du 15 mars 1988), toujours en vigueur, prévoit que « le règlement de service comprend notamment…les possibilités d’adaptation des menus (en raison de prescriptions médicales ou de pratiques religieuses)… ».
    Enfin, dans la deuxième partie de la circulaire n°2001-118 de l’éducation nationale du 25 juin 2001, il est indiqué : « L’éducation nutritionnelle à l’école doit être reliée à la vie sociale et tenir compte des différentes cultures ».
    A titre subsidiaire, nous rappelons que le tribunal administratif de Paris a annulé la décision de refus d’un maire d’admettre, à un séjour de sports d’hiver organisé par sa commune, des enfants soumis à un régime médical ou religieux particulier. Selon les magistrats, ce refus méconnaissait les dispositions de l’article 2 de la Constitution (article 1er actuellement) qui implique que l’égalité de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race ou de religion, soit garantie devant les services publics (TA Paris, 16 février 1989).

    Dans ces conditions nous nous adressons à Monsieur le maire, en ayant confiance en sa compréhension et en ses capacités à résoudre les problèmes, pour lui dire que nous sommes convaincus d’arriver ensemble à une solution rapide et équitable.
    PS : les premières retombées ou répercussions de ce désaccord commencent déjà à se sentir :
    – Nos enfants sont troublés par tout ce qui se passe et vivent une situation de stress entre des parents qui interdisent et une école qui impose. (Il faut donc éviter à nos enfants tout trouble de santé physique ou psychique.)
    – Nos relations avec le système éducatif que nous apprécions et respectons beaucoup sont en train de se détériorer.
    – Nous tous, nous nous trouvons confrontée à notre mairie et à nos élus pour un problème qu’on peut résoudre sans difficulté

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