Bismi allahi, al-rahmani, al-rahimi,

Il m’a été donné un trésor précieux.
Ô combien étonné des merveilles des cieux,
De la grandeur de Dieu, de Sa Miséricorde,
Est dès lors le cœur pieu et l’amour qu’il porte
Pour le Divin Suprême et Son Dernier Prophète ;
Car quand vient la lumière, que l’âme est en fête,
A l’heure de la prière, et que les larmes en tête
Pour le remords, le deuil, les bonnes actions laissées,
Pour les bienfaits du Riche qui ont été gâchés,
Pour tout ce gaspillage fait dans l’obscurité ;
Que dès lors au sillage de la sécurité,
Sur les vagues de l’âge, dans le navire de paix,
Au large du rivage, peut donc vivre complet
L’homme reconnaissant emplit de vérité,
D’un jour renaissant, accomplit, hérité
– Mais ne peut guère saisir pourquoi a mérité
Ce qui lui fut donné des coffres merveilleux,
Quand on apprend en plus qu’Il a, Lui, gardé mieux.
On le nomme sur terre et dans les sept cieux :
Tout Miséricordieux, Très Miséricordieux,
Que ne L’ait vu le cœur, que ne L’aient vu les yeux
Ont bien été perçues les traces de Ses Actes,
Et le Coran Glorieux, les grâces de Son Pacte
Avec les fils de l’Homme lors des temps révolus,
Le bénéfice qu’il forme pour qui y est dévolu.
En vue de l’au-delà est donc l’épargne sûre,
Et l’adoration-là sur des intentions pures.
Sonné de toute puissance par l’essor silencieux,
Raisonné par l’aisance, le savoir délicieux,
La toute prime essence, du Pourvoyeur le mets,
Possession suffisante d’hiver comme d’été,
La religion vivante qui en moi fut semée,
Et la mission présente dont l’être est apprêté…
Puisses-tu ô mon Seigneur me faire reconnaissant,
Me laisser fructifier l’amour aux cœurs des gens.

Par Tony R.