URGENT : Israël expulse Omar Shakir le directeur de Human Rights Watch

614 Vues 0 Omar Shakir, directeur de la branche locale de l’Organisation Non Gouvernementale (ONG)  Human Rights Watch (HRW) a vingt jours pour quitter le pays. Il est accusé de soutenir le boycott de l’État hébreu.

Accusé  de promotion du boycott

En effet la Cour suprême israélienne a confirmé l’expulsion du représentant de l’ONG Human Rights Watch en Israël et en Palestine, Omar Shakir, mardi 5 novembre. « Il a été accusé par l’État hébreu de soutenir le mouvement BDS [Boycott, Désinvestissement et Sanction]»

Les juges ont rejeté l’appel d’Omar Shakir et de HRW contre l’expulsion, « estimant que le Ministre de l’Intérieur n’avait commis  aucune erreur en décidant de ne pas renouveler le permis de résidence de l’activiste, qui a vingt jours pour quitter le pays ».

L'organisation humanitaire ne dispose plus d'aucun recours pour éviter le départ de son responsable

Pour Michael Sfard, l’un des avocats d’Omar Shakir, cette décision de la Cour suprême est une atteinte au travail des organisations de défense des droits humains en Israël.

Selon Kenneth Roth, directeur exécutif de HRW, "La Cour suprême a effectivement déclaré que la liberté d'expression en Israël n'incluait pas un plaidoyer principal en faveur des droits des Palestiniens."

Omar Shakir un citoyen américain

Citoyen américain, Shakir a cependant demandé au gouvernement d’annuler son expulsion "sur la base de la loi qui autorise le ministère des Affaires étrangères à bloquer les actions contre les militants pro boycott s’il y a des raisons de croire que de telles actions porteraient atteinte aux relations extérieures d’Israël ".

La mesure vise à incriminer le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) 

Selon le quotidien israélien, le juge Neal Hendel a stipulé dans le jugement que la décision du ministre de l’Intérieur Arye Dery “ne concerne que l’emploi d’Omar Shakir lui-même - et elle est basée sur son activité systématique et prolongée, […] de promotion de la stratégie de boycott ”.

Pour le juge, l’ONG HRW n’est cependant pas "considérée comme une organisation de boycott”. Elle peut donc engager “un autre représentant qui n’est pas impliqué jusqu’au cou dans les activités du BDS ".

Le ministre israélien de l’Intérieur Arye Dery s’est félicité de la décision du tribunal en précisant que :

"Tout ceux qui agissent contre Israël doivent savoir que nous ne leur permettrons pas de vivre, ni de travailler ici", qualifiant Omar Shakir de "militant du BDS soutenant le boycott d'Israël de manière active."

Avec la décision de la Cour suprême, le gouvernement israélien peut, du jour au lendemain, prononcer l'expulsion d'Omar Shakir du pays. "J'aurais vingt jours pour partir et ce sera comme l'Iran, la Corée du Nord et l'Egypte qui bloquent l'accès des représentants de HRW ", souligne l'intéressé.

L’affaire Shakir

Selon HRW, « l'affaire Shakir »  est une première dans le genre étant donné que c’est la première fois que le gouvernement utilise la législation anti-BDS pour tenter d'expulser quelqu'un qui travaille légalement dans le pays.

Shakir souligne toutefois qu'il n'avait appelé à aucune forme de boycott d'Israël depuis sa prise de fonction à HRW.

« La mobilisation croissante de la communauté internationale contre les abus d’Israël est menacée par la montée, à l’échelle mondiale, de dirigeants populistes s’attaquant ouvertement aux principes universels. » Une réalité observée par le dirigeant de l’ONG qu’il avait signalé lors d’une tribune publiée dans un célèbre quotidien.


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