1) Le Constat

Il est un adage populaire qui dit : « le mariage est comme une fortification, ceux qui sont à l’extérieur veulent y entrer, et ceux qui sont à l’intérieur veulent en sortir ».

Et c’est précisément ce qui se passe aujourd’hui. Les jeunes entrent tête baissée dans cette institution avec pour la plupart très peu de bagage religieux et en sortent aussi rapidement qu’ils y sont entrés. Combien de nos frères, de nos sœurs se marient sur un « coup de foudre » et se séparent l’année qui suit sur un « coup de bêtise » évitable avec parfois un petit être innocent issu de l’union qui ne connaîtra jamais le bonheur de la vie de famille traditionnelle avec un père, une mère et des frères et sœurs.

Le mariage est devenu une problématique en tous ses niveaux, depuis le début à savoir la recherche du conjoint jusqu’à sa fin à savoir le divorce. Le point de départ du mariage est la rencontre dans un cadre hallal
d’une femme et d’un homme…La question est comment les rapprocher dans un contexte difficile sur le plan des traditions (en effet, si l’Islam encourage l’entourage à marier ses proches, force est de constater que les traditions liées aux diverses cultures ne promouvoient guère les unions laissant les jeunes « se débrouiller ». Ne nous étonnons pas lorsque ces derniers, désespérés se tournent vers des moyens peu recommandables comme Internet.

Nous connaissons tous des personnes en souffrance parce qu’ils désirent se marier et qu’ils ne trouvent pas de prétendant(e). Ne minimisons pas et ne négligeons pas ces réalités.

Il s’agit aussi d’instruire les jeunes sur l’institution du mariage, les droits et devoirs des époux…car ne perdons pas de vue que l’union d’un homme et d’une femme représente une micro société et qu’elle reflète globalement l’état de la communauté. Ce n’est pas un secret, cette dernière se porte mal. Réparer la source est un remède à sa guérison, donc ne négligeons pas la perdition les couples et la destruction des familles. Protégeons et préservons-les avec l’aide d’Allah.

En sommes le constat aujourd’hui en matière de mariage est bien négatif :

– nos jeunes souhaitent se marier mais ne trouve pas « leur moitié »

– nos jeunes sont très peu instruits par rapport au sujet du mariage

– les conflits conjugaux sont peu pris en charge

– l’explosion de la famille est en expansion

2) Les objectifs

L’idée est ici de faciliter les unions bi idhni-lah.

Un centre Islamique de référence (ce peut-être celui de Paris) qui formera des Conseillers en mariage et famille dans les différents coins de la France, chacun attaché à une mosquée ou un centre qui rentrera avec un bagage en matière de droit musulman sur le mariage et la famille et constituera un groupe avec lequel il développera des stratégies pour favoriser les unions entre les jeunes désirant se marier (groupe homme-groupe femme avec interaction époux-épouses au sein du groupe qui pourra conseiller ou les célibataires dans leur choix ou proposer un prétendant ). Il est impératif que cela se fasse au sein du groupe et non à l’échelle nationale pour éviter un maximum de problèmes lié à la distance (ne pas pouvoir se renseigner auprès des proches sur l’intégrité du frère X).

Il s’agit aussi d’instruire les jeunes sur l’institution du mariage, les droits et devoirs des époux…car ne perdons pas de vue que l’union d’un homme et d’une femme représente une micro société et qu’elle reflète globalement l’état de la communauté. Ce n’est pas un secret, cette dernière se porte mal. Réparer la source est un remède à sa guérison, donc ne négligeons pas la perdition les couples et la destruction des familles. Le conseiller référent dans le mariage et la famille sera la personne de contact, dégageant ainsi cette responsabilité attribué à l’Imam du quartier parfois submergé par d’autres préoccupations et parfois ignorant des réalités dans le contexte actuel. Le Conseiller fera le suivi avec des consultations éventuelles pour les divers problèmes liés au couple ou à la famille. Il dispensera également des cours et séminaires en continus sur les thématiques familiales qui concernent chacun et chacune d’entre nous.

3) Les moyens

Ils ne sont pas considérables. Il s’agit plutôt de volonté individuel et collective, ce qui est beaucoup plus dur à mettre en œuvre que des infrastructures liées à des dépenses coûteuses…

Par Souad