Mantes-la-Jolie : un commerçant musulman menacé d’expulsion

A Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines,un gérant d’un petit commerce est sous le coup d’un arrêté. L’Homme est suspecté de promouvoir le jihad armé contre la France, et le terrorisme. Il est aussi sous le coup d’un avis d’expulsion. Des propos qu’il conteste, son avocate dénonce une décision ministérielle sans preuves, l’accusé n’a aucun antécédent avec la […]

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A Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines,un gérant d’un petit commerce est sous le coup d’un arrêté. L’Homme est suspecté de promouvoir le jihad armé contre la France, et le terrorisme. Il est aussi sous le coup d’un avis d’expulsion. Des propos qu’il conteste, son avocate dénonce une décision ministérielle sans preuves, l’accusé n’a aucun antécédent avec la justice.

Coupable sans procès ni preuves

Abdelghani Hadef, propriétaire d’une supérette à Val-Fourré, dans le quartier des Peintres, a vu ses avoirs gelés. Il est accusé d’avoir fait la promotion du jihad armé contre la France et aurait selon l’accusation invité à commettre des actions violentes et des meurtres à l’encontre de personnes, et de promouvoir le terrorisme.

L’arrêté qui figure dans le Journal Officiel du 10 février, révèle non seulement l’identité de ce gérant ainsi que les informations sur sa supérette (nom et emplacement). Le gérant avait été plus tôt, en décembre menacé d’expulsion. Pour l’instant, le commerçant ouvre encore dans sa supérette.

Le commerçant ne comprend cependant pas cette décision. Pour les colonnes du journal Le Parisien, il a déclaré : « Quand j’apprends que quelqu’un dans le quartier a été interpellé pour ce type de fait, je ne lui parle plus. Je ne cautionne pas ce que fait Aqmi. Puisqu’on me suspecte de terrorisme, pourquoi je suis encore là, derrière mon comptoir ? Pourquoi personne n’est venu m’interpeller ? J’ai travaillé comme chauffagiste et plombier dans plusieurs ministères avec ma barbe. Je suis même intervenu chez Dassault ».

Selon lui, cette décision est liée à l’avis favorable de sa demande de regroupement familial accordé en octobre 2012. «Le conseil d’Etat m’a donné raison fin 2012. Et comme par hasard, quelques semaines plus tard, il m’arrive tous ces ennuis.C’est une sacrée coïncidence » a-t-il affirmé pour Le Parisien.

Soupçonné sans preuve

L’avocate, Me Nawel Gafsia conteste fermement ces accusations. Elle a affirmé que le casier judiciaire de son client était vide. Le commerçant n’a d’ailleurs jamais été convoqué par la police ni entendu dans le cadre d’une enquête. Le Ministère n’a donc pas de faits à reprocher au commerçant. Suite au gel de ses avoirs, le commerçant ne peut pas retirer de l’argent pour acheter des médicaments pour son fils malade.

L’arrêté est valable  six mois. Le commerçant a un délai d’un mois pour contester l’arrêté.

Cet exemple nous montre comment des personnes de confession musulmane sont condamnées, sans procès, sans justice. Il nous rappelle également la politique de répression contre le terrorisme dont la moralité est contestable. En effet, l’Etat s’est lancé dans une lutte acharnée quitte à bafouer les principes judiciaires (présomption d’innocence).

En octobre dernier, un homme avait été licencié et soupçonné de terrorisme après avoir donné 20 euros à la mosquée. Après un procès, le tribunal administratif lui avait donné raison.

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